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Chant du taiji quan

YONG GONG WU ZHI

Les cinq dispositions pour une étude sérieuse

 

Approfondir sa pratique

(en s'entraînant beaucoup)

 

Chercher et interroger

(en apprenant à écouter l'énergie)

 

Etre attentif et réfléchir

(en étudiant à fond tous les aspects de la pratique)

 

Faire preuve de dicernement

(en intégrant les principes de la boxe)

 

Etre déterminé

(à poursuivre ses efforts)

 

Dans Livre de poche des bases essentielles du Yangjia Michuan Taiji Quan

 Maître Wang Yen Nien

 Amicale du Yangjia michuan taiji quan

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QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan) ?

Vendredi 29 septembre 2006 5 29 /09 /Sep /2006 10:47

Le tai ji quan (ou tai chi chuan) se classe dans les arts martiaux chinois internes. Ses spécificités,  lenteur et  fluidité des mouvements donnent à la forme du taiji quan cet aspect étrange et fascinant. Ce n'est pourtant pas une danse mais une succession de gestes dans l'espace, précis et codifiés, qui prennent leur source dans la pratique martiale.

    

 LES ORIGINES DU TAI JI QUAN ou tai chi chuan

  

            Il aurait été crée par Zhang San Feng (le maître des trois pics) suite à l'observation d'un combat entre un serpent et un oiseau. Le serpent prit le dessus grâce à ses mouvements souples et circulaires. Cette scène l'aurait convaincu de la suprématie de la souplesse sur la dureté. Ceci fait partie de la légende, les différents styles de tai ji quan sont le résultat de la réflexion et de la recherche de nombreux maîtres d'arts martiaux. Certains ont su faire école et imposer un style. Même si la forme des enchaînements diffère, les styles de tai ji quan ont tous en commun les mêmes principes exposés dans les textes classiques du tai ji quan écrits par les grandes figures de la discipline. D'art martial confidentiel, réservé à une famille ou à un clan, il a su ces derniéres décennies se diffuser hors de Chine. Il occupe maintenant une place toute particulière dans les techniques de santé.

 

 

 YANGJIA MICHUAN TAI JI QUAN

   

      Il s'agit du style de tai ji quan étudié dans le cadre de l'association., Le chef de file de cette école, le regretté maître WANG  YEN NIEN de TAIWAN s'était promis de tout faire pour développer cet art qui était pour lui un héritage fabuleux. Maître Wang a formé de nombreux enseignants, un collège international et un collège européen regroupent les enseignants de ce style. Les enseignants du Yangjia Michuan ont conscience de la richesse contenue dans cette forme de tai ji quan et de leur responsabilité envers la transmission de ce "trésor" Ils respectent en accord avec l'enseignement traditionnel les autres formes et écoles de tai chi chuan et entretiennent avec eux des contacts cordiaux.

  

"J'aimerais que quelque soit le style de taijiquan que nous pratiquions, nous n'en venions pas à critiquer les autres styles, à proclamer que tel style est authentique, et tel autre ne l'est pas. Parce que tous ceux qui ont créé ces différents styles de taijiquan ont aujourd'hui disparu."

Wang yen nien

 

  

 

 

LA PRATIQUE

 

  

        Elle se compose :

 

  • d'exercices préparatoires : Ji ben dong zuo composés d'étirements, de marches lentes, et d'enracinements
  •  d'un enchaînement de base, les  13 mouvements ou 13 postures ou shi san shi)
  •  du Grand enchaînement, composé de trois parties ou Duan
  •  d'exercices de poussée des mains ou Tui shou
  •  de la pratique de l'épée, du sabre et de l'éventail du Tai Chi

         La recherche du relâchement associé à la lenteur de l'exécution des mouvements favorise un profond travail respiratoire ; celui-ci participe à la libération des tensions et blocages qui entravent la libre circulation de l'énergie ou Qi

 

 JI BEN DONG ZUO : LES EXERCICES DE BASE 
 
 

 

           Il s'agit d' exercices statiques et dynamiques visant à préparer le corps et l'esprit à la pratique de l'enchaînement. Même si ceux-ci restent relativement simples dans leur exécution, ils exercent une grande influence sur le  corps et ses fonctions vitales.

 

      LES 13 MOUVEMENTS OU 13 POSTURES (SHI SAN SHI)

            Cet enchaînement est la quintessence des principes et des techniques du tai ji quan. Ces treize mouvements associent les huit gestes principaux (parer, tirer, pousser, presser, trancher, tordre, donner un coup de coude, donner un coup d'épaule), aux cinq déplacements (vers l'avant, vers l'arrière, vers le droite, vers le gauche, rester au centre).

Comme tous les arts chinois, il recèle aussi un sens symbolique. Le chiffre huit est associé aux huit trigrammes (ba gua) du Yi JING ( le traité des mutations, un des livres classiques de la Chine), le chiffre cinq quant à lui est associé aux cinq éléments de l'énergétique chinoise (eau, bois, feu, terre,  métal). Ces cinq mouvements ou éléments sont reliés à cinq déplacements : vers l'avant pour le feu, vers l'arrière pour l'eau,vers la droite pour le métal, vers la gauche pour le bois, et rester au centre pour le terre. Une autre explication est donnée au sujet de ces 13 mouvements, dans le style yangjia michuan, l'enchaînement se compose de trois séquences de mouvements exécutées chacune dans quatre directions. Ceci donnant le chiffre 12 qui additionné à la posture de départ nous donne le chiffre 13.

          De part sa richesse gestuelle et symbolique, ces 13 mouvements pourraient suffire à une bonne compréhension des principes et de la pratique du tai chi chuan.

  

 

LE GRAND ENCHAÎNEMENT : LE CHANG QUAN

 

       Cet enchaînement traditionnel se compose de trois parties, il comporte cent vingt-sept séquences de mouvements, son exécution nécessite un peu plus d'une heure. La longueur de cet enchaînement s'explique par les répétitions de certains mouvements, un bon nombre des gestes composant l'enchaînement s'effectuent du côté droit comme du côté gauche permettant une régulation du corps dans son ensemble

 

  LE TUI SHOU

 

  Le tui shou ou poussée des mains est la base de la pratique martiale du tai ji quan. Ces exercices avec partenaire donnent l'occasion de vérifier la compréhension des principes du tai ji quan:

 

 

 

 

   

  • Relâchement
  • centrage
  • enracinement
  • équilibre
  • non-résistance
  • souplesse

 

 LES ARMES DU TAI JI QUAN

                 Wang Yen Nien préconisait d'étudier les armes en commençant par la plus courte, pour ensuite étudier une arme moyenne et enfin une arme longue. Dans le style yangjia michuan, trois armes sont proposées, l'éventail ; arme de petite taille, l'épée ; arme moyenne, la perche ; arme longue. Il conseillait donc de commencer par l'éventail pour ensuite apprendre l'épée, et enfin la perche. Selon lui, l'apprentissage de l'éventail est envisagé que lorsque le pratiquant commence à apprendre la deuxième partie du grand enchaînement (2ème duan) L'épée, elle, est envisagée au niveau du début de la troisième partie de l'enchaînement (3ème duan) La perche est abordée lorsque l'épée est acquise.

La pratique de la perche est une pratique interne, bien que la perche du fait de sa taille possède une masse importante, il ne faut pourtant pas pratiquer en utilisant de la force musculaire. L'expression des gestes se fait en utilisant la force interne. Il est donc impératif d'avoir préparer le corps et l'intention grâce à l'exécution régulière des formes  (grand enchaînement, éventail, épée) avant d'aborder cette pratique.

  YANNIAN TAI JI SHAN : l'éventail de maître Wang Yannian

  Wang Yen Nien (ou Wang Yannian) a crée cet enchaînement à partir d'éléments de la forme à mains nues, du bâton et de l'épée. Grâce à ces mouvements d'ouverture et de fermeture de la partie supérieure du corps, il favorise grandement la fonction du réchauffeur supérieur (coeur et poumons) 

         

 

 

 

       Yen Nien les deux idéogrammes que l'on trouve peints sur les éventails se traduisent par longue vie. Une des traductions possible de Yannian tai ji shan serait "l'éventail de longue-vie du tai ji"  Ceci souligne l'importance de cet enchaînement par rapport à la santé.

     

 

KUN LUN TAI JI LAO JIAN JUE : tai ji de Kun Lun

  (technique ancienne de l'épée.) 

 

 Cet enchaînement de quelques trentaine de minutes se divise en huit parties, chacune d'entre elles est associée à une technique de l'épée,  CI, PI, LIAO, ZHA, MO, DUO, TIAO, HUA.  Pour en savoir plus, cliquez ici

 

 

LE SABRE DU TAI JI : TAIJI DAO   

       
Cet enchaînement a été rapporté de Taiwan par C.JEANMOUGIN. Il lui a été transmis par maître XIE de Taiwan. Il ne faisait pas partie des armes enseignées dans le style Yangjia michuan, former-la-grande-ourse--frapper.jpg mais il appartient tout de même à  la tradition de l'école Yang. Il a donc toute sa place ici.  












EN SAVOIR PLUS

sur le taiji quan et le style Yangjia michuan taiji quan :

  

http://taijiquan.free.fr 

http://www.tao-yin.com/nei-jia/taiji_quan.html



sur les bienfaits du taiji quan :

   

http://www.passeportsante.net/fr/therapies/guide/fiche.aspx?doc=tai_ji_quan_th

 

       

Par T.Lambert - Publié dans : QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan) ?
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Dimanche 24 septembre 2006 7 24 /09 /Sep /2006 13:50

  

 

     Yangjia michuan taiji quan  se traduit par : taiji quan de la transmission secrète de la famille Yang. A notre époque, on ne peut plus parler de transmission secrète étant donné le nombre grandissant de pratiquants de ce style. Dans le passé, les secrets d'écoles étaient gardés précieusement, beaucoup de maîtres d'arts martiaux faisaient métier de leur art en garantissant la sécurité de marchandises ou de personnes. Aujourd'hui, selon Wang Yen Nien, le seul secret réside dans la pratique et uniquement dans  la pratique.

 

      Le style du yangjia michuan se caractérise par des postures peu écartées qui permettent une grande mobilité (Zhang Qinlin était un petit gabarit,  Wang Yen Nien l'était également)

      La forme se compose d'une alternance de mouvements ouverts et fermés associés à la technique respiratoire Tu Na (littéralement rejeter, prendre) Les mouvements fermés sont associés à la phase inspiratoire Xi (l'inspiration s'effectue par le nez), les mouvements ouverts sont associés à la phase expiratoire Hu (l'expiration s'effectue par la bouche) Ce type de respiration fait effet de nettoyage, c'est la respiration dîte de printemps.

 

     Dans les mouvements fermés la forme corporelle est ramassée, le corps se remplit d'énergie. Dans les mouvements ouverts, la forme corporelle s'étend, l'énergie est libérée.

 

 

détail du geste "couronnement du genou"

 

 

 

mouvement fermé

rétroversion du bassin

mise en tension tissulaire

mouvement d'absorption

inspiration

              

  


Détail du geste "jouer du pipa"

 

 

     

 

 

                                                                  

 

mouvement ouvert

antéversion du bassin

relâchement tissulaire

mouvement d'expression

expiration

  

 

 
L'enchaînement des gestes s'effectue  sans rupture ni  accélération comme "si l'on dévidait un fil de soie" (ni trop lentement, ni trop rapidement) . L'éxécution du grand enchaînement (Chang quan)  dans sa totalité nécessite  un peu plus d'une heure
.
  Ce style a la praticularité de proposer une systême complet comprenant des exercices de base, un enchaînement de base (13 mouvements ou 13 postures), une longue forme, des enchaînements d'armes (éventail, épée, perche) du tui shou (poussée des mains) et des Yong Fa (étude des applications martiales)

 

 

Par T.lambert - Publié dans : QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan) ?
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