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ASSOCIATION LE BAMBOU

Articles avec #qu'est-ce que le tai ji quan (tai chi chuan) tag

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Le chant du sabre ; école Yang

26 Septembre 2018 , Rédigé par Association Le Bambou Publié dans #CITATIONS, #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

Voici un chant consacré au sabre dans Taiji quan de J.Gortais

 

En montant sur le tigre, l'intention et le souffle s'expriment avec les sept étoiles.
La grue blanche déploie ses ailes en cachant ses pattes.
Le vent balaye le lotus sous les feuilles.
On regarde la lune en ouvrant le fenêtre et en se penchant.
On sépare en regardant à gauche et à droite.
On se défend dans les huit directions en s'armant de la navette de la fille de jade.
Le lion joue avec la balle qui roule en avant.
le boa géant de la montagne ouverte se faufile.
De gauche à droite, de haut en bas, le papillon s'amuse avec la fleur.
On tire et on se déploie comme un moulin à vent, en tournant le corps.
On saute des deux jambes pour frapper le tigre.
Le corps à moitié penché, on attaque les pattes du canard sauvage.
On pousse le bateau dans le courant employant le fouet comme une perche.
On se tourne avec les deux mains séparées en sautant la porte du dragon.
On fend la montagne Hua avec le sabre en avant.
Le sabre s'arrête comme le phénix rentre à son Nid.

TAIJI QUAN l'enseignement de Li Guang Hua la tradition de l'école Yang Jean Gortais

 

         Dans ce même ouvrage, suite à ce chant, vous pouvez trouver une description  des gestes d'une forme de sabre, quelques lignes sur le sens martial des gestes accompagnent le texte. J.Gortais la présente comme une forme traditionnelle de la pratique du sabre sans en précisant la source.

          Nous avons pu remarqué que cette description correspond à quelques différences près à la forme enseignée à Claudy Jeanmougin par maître XIE à Taiwan. Tous les pratiquants de cette forme, élève de Claudy ou de ces élèves trouveront matière à enrichissement.

         J.Gortais présente Li Guang Hua (son professeur)  comme un élève de Maître Luo, lui même disciple de Yang Cheng Fu.

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Le Tai Ji Quan ou Tai Chi Chuan

14 Août 2018 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

Le tai ji quan (ou tai chi chuan) se classe dans les arts martiaux chinois internes. Ses spécificités,  lenteur et  fluidité des mouvements donnent à la forme du taiji quan cet aspect étrange et fascinant. Ce n'est pourtant pas une danse mais une succession de gestes dans l'espace, précis et codifiés, qui prennent leur source dans la pratique martiale.

    

 LES ORIGINES DU TAI JI QUAN ou tai chi chuan

  

            Il aurait été crée par Zhang San Feng (le maître des trois pics) suite à l'observation d'un combat entre un serpent et un oiseau. Le serpent prit le dessus grâce à ses mouvements souples et circulaires. Cette scène l'aurait convaincu de la suprématie de la souplesse sur la dureté. Ceci fait partie de la légende, les différents styles de tai ji quan sont le résultat de la réflexion et de la recherche de nombreux maîtres d'arts martiaux. Certains ont su faire école et imposer un style. Même si la forme des enchaînements diffère, les styles de tai ji quan ont tous en commun les mêmes principes exposés dans les textes classiques du tai ji quan écrits par les grandes figures de la discipline. D'art martial confidentiel, réservé à une famille ou à un clan, il a su ces derniéres décennies se diffuser hors de Chine. Il occupe maintenant une place toute particulière dans les techniques de santé.

 

 

 YANGJIA MICHUAN TAI JI QUAN

   

      Il s'agit du style de tai ji quan étudié dans le cadre de l'association., Le chef de file de cette école, le regretté maître WANG  YEN NIEN de TAIWAN s'était promis de tout faire pour développer cet art qui était pour lui un héritage fabuleux. Maître Wang a formé de nombreux enseignants, un collège international et un collège européen regroupent les enseignants de ce style. Les enseignants du Yangjia Michuan ont conscience de la richesse contenue dans cette forme de tai ji quan et de leur responsabilité envers la transmission de ce "trésor" Ils respectent en accord avec l'enseignement traditionnel les autres formes et écoles de tai chi chuan et entretiennent avec eux des contacts cordiaux.

  

"J'aimerais que quelque soit le style de taijiquan que nous pratiquions, nous n'en venions pas à critiquer les autres styles, à proclamer que tel style est authentique, et tel autre ne l'est pas. Parce que tous ceux qui ont créé ces différents styles de taijiquan ont aujourd'hui disparu."

Wang yen nien

 

  

LA PRATIQUE

           Elle se compose : 

  • d'exercices préparatoires : Ji ben dong zuo composés d'étirements, de marches lentes, et d'enracinements
  •  d'un enchaînement de base, les  13 mouvements ou 13 postures ou shi san shi)
  •  du Grand enchaînement, composé de trois parties ou Duan
  •  d'exercices de poussée des mains ou Tui shou
  •  de la pratique de l'épée, du sabre et de l'éventail du Tai Chi

         La recherche du relâchement associé à la lenteur de l'exécution des mouvements favorise un profond travail respiratoire ; celui-ci participe à la libération des tensions et blocages qui entravent la libre circulation de l'énergie ou Qi

 

 JI BEN DONG ZUO : LES EXERCICES DE BASE 
  

 

           Il s'agit d' exercices statiques et dynamiques visant à préparer le corps et l'esprit à la pratique de l'enchaînement. Même si ceux-ci restent relativement simples dans leur exécution, ils exercent une grande influence sur le  corps et ses fonctions vitales.

 

      LES 13 MOUVEMENTS OU 13 POSTURES (SHI SAN SHI)

            Cet enchaînement est la quintessence des principes et des techniques du tai ji quan. Ces treize mouvements associent les huit gestes principaux (parer, tirer, pousser, presser, trancher, tordre, donner un coup de coude, donner un coup d'épaule), aux cinq déplacements (vers l'avant, vers l'arrière, vers le droite, vers le gauche, rester au centre).

Comme tous les arts chinois, il recèle aussi un sens symbolique. Le chiffre huit est associé aux huit trigrammes (ba gua) du Yi JING ( le traité des mutations, un des livres classiques de la Chine), le chiffre cinq quant à lui est associé aux cinq éléments de l'énergétique chinoise (eau, bois, feu, terre,  métal). Ces cinq mouvements ou éléments sont reliés à cinq déplacements : vers l'avant pour le feu, vers l'arrière pour l'eau,vers la droite pour le métal, vers la gauche pour le bois, et rester au centre pour le terre. Une autre explication est donnée au sujet de ces 13 mouvements, dans le style yangjia michuan, l'enchaînement se compose de trois séquences de mouvements exécutées chacune dans quatre directions. Ceci donnant le chiffre 12 qui additionné à la posture de départ nous donne le chiffre 13.

          De part sa richesse gestuelle et symbolique, ces 13 mouvements pourraient suffire à une bonne compréhension des principes et de la pratique du tai chi chuan.

  

 

LE GRAND ENCHAÎNEMENT : LE CHANG QUAN

 

       Cet enchaînement traditionnel se compose de trois parties, il comporte cent vingt-sept séquences de mouvements, son exécution nécessite un peu plus d'une heure. La longueur de cet enchaînement s'explique par les répétitions de certains mouvements, un bon nombre des gestes composant l'enchaînement s'effectuent du côté droit comme du côté gauche permettant une régulation du corps dans son ensemble

 

  LE TUI SHOU

 

  Le tui shou ou poussée des mains est la base de la pratique martiale du tai ji quan. Ces exercices avec partenaire donnent l'occasion de vérifier la compréhension des principes du tai ji quan:   

  • Relâchement
  • centrage
  • enracinement
  • équilibre
  • non-résistance
  • souplesse

 

 LES ARMES DU TAI JI QUAN

                 Wang Yen Nien préconisait d'étudier les armes en commençant par la plus courte, pour ensuite étudier une arme moyenne et enfin une arme longue. Dans le style yangjia michuan, trois armes sont proposées, l'éventail ; arme de petite taille, l'épée ; arme moyenne, la perche ; arme longue. Il conseillait donc de commencer par l'éventail pour ensuite apprendre l'épée, et enfin la perche. Selon lui, l'apprentissage de l'éventail est envisagé que lorsque le pratiquant commence à apprendre la deuxième partie du grand enchaînement (2ème duan) L'épée, elle, est envisagée au niveau du début de la troisième partie de l'enchaînement (3ème duan) La perche est abordée lorsque l'épée est acquise.

La pratique de la perche est une pratique interne, bien que la perche du fait de sa taille possède une masse importante, il ne faut pourtant pas pratiquer en utilisant de la force musculaire. L'expression des gestes se fait en utilisant la force interne. Il est donc impératif d'avoir préparer le corps et l'intention grâce à l'exécution régulière des formes  (grand enchaînement, éventail, épée) avant d'aborder cette pratique.

  YANNIAN TAI JI SHAN : l'éventail de maître Wang Yannian

  Wang Yen Nien (ou Wang Yannian) a crée cet enchaînement à partir d'éléments de la forme à mains nues, du bâton et de l'épée. Grâce à ces mouvements d'ouverture et de fermeture de la partie supérieure du corps, il favorise grandement la fonction du réchauffeur supérieur (coeur et poumons) En savoir plus sur l'éventail :

  http://jeuxepee.over-blog.com/article-eventail-origine-et-utilisations-dans-les-arts-martiaux-chinois-66805998.html

          

       Yen Nien les deux idéogrammes que l'on trouve peints sur les éventails se traduisent par longue vie. Une des traductions possible de Yannian tai ji shan serait "l'éventail de longue-vie du tai ji"  Ceci souligne l'importance de cet enchaînement par rapport à la santé.

      

KUN LUN TAI JI LAO JIAN JUE : tai ji de Kun Lun

  (technique ancienne de l'épée.) 

 

 Cet enchaînement de quelques trentaine de minutes se divise en huit parties, chacune d'entre elles est associée à une technique de l'épée,  CI, PI, LIAO, ZHA, MO, DUO, TIAO, HUA.  Pour en savoir plus, cliquez ici

 

LE SABRE DU TAI JI : TAIJI DAO   

        Cet enchaînement a été rapporté de Taiwan par C.JEANMOUGIN. Il lui a été transmis par maître XIE de Taiwan. Il ne faisait pas partie des armes enseignées dans le style Yangjia michuan, former-la-grande-ourse--frapper.jpgmais il appartient tout de même à  la tradition de l'école Yang. Il a donc toute sa place ici.  


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EN SAVOIR PLUS

sur le taiji quan et le style Yangjia michuan taiji quan :

  

http://taijiquan.free.fr 

http://www.tao-yin.com/nei-jia/taiji_quan.html



sur les bienfaits du taiji quan :

   

http://www.passeportsante.net/fr/therapies/guide/fiche.aspx?doc=tai_ji_quan_th

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TAIJI QUAN ET COMPETITION

22 Avril 2018 , Rédigé par lebambou Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

         

De plus en plus de compétitions de taiji quan ont lieu que ce soit au niveau national organisées par la fédération de notre beau pays qu'au niveau mondial ; à Taiwan et aussi en Chine Populaire 

          Vous pouvez consulter le numéro 54 du bulletin de l'Amicale  du Yangjia michuan taiji quan ( le n°70 dans la médiathèque du Bambou). Vous y trouverez des articles très variés sur le sujet signés entre autres par C.Bernapel, S.Dreyer et H.Marest

           Sur le site Yen-Nien Daoguan,  vous trouvez également deux textes sur le tui shou de maître Wang Yen Nien mis à disposition des étudiants en taiji  l'un sur les points importants du tui shou,  l'autre sur sa conception de l'art martial et du tui shou en particulier, des leçons de maître.... 

cliquez pour lire l'article sur sa conception de l'art martial

cliquez pour lire les concepts et techniques de tui shou selon Wang Yen Nien

Nous vous laissons à vos réflexions, n'hésitez pas à ajouter vos commentaires...

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REFLEXIONS SUR L’EVOLUTION ET LES CONDITIONS DE TRANSMISSION DU TAI JI QUAN (TAI CHI CHUAN)

20 Avril 2018 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

 

          Les conditions de transmission des formes de taiji quan sont souvent illustrées par des histoires ou anecdotes plus ou moins véridiques, la réalité était certainement d’une tout autre nature. Si l’histoire n’a retenu le plus souvent que quelques dates et événements de la vie des maîtres de la première moitié du 20ème siècle, leurs histoires personnelles ont été profondément marquées par les événements sociaux et politiques de cette période ; guerre des boxeurs, début de la république chinoise, guerre sino-japonaise, guerre frâticide entre nationalistes et communistes, et instauration du régime communiste en 1949.

 

La  première moitié du 20ème siècle fut très troublée, les auteurs de la transformation d’un art de combat comme le taiji quan en un art exprimant la paix et l’harmonie, proposèrent un modèle ou des modèles de gestuelles ritualisées propre à apporter calme et paix à leurs adeptes[1] ; peut-être que ces formes lentes de taiji quan ont été la réponse à un monde et à des événements troublés.

 

            Certains de ces maîtres ont vu beaucoup de malheurs et de tristesse autour d’eux, ces circonstances ont forgé dans leur esprit la volonté de donner le plus possible au plus grand nombre par le biais des bienfaits que l’on pouvait retirer de la pratique du taiji quan. Malgré les remous liés à la transformation radicale de la société chinoise, ces maîtres n’ont pas compté leurs efforts pour développer et promouvoir cet art, pour cela ils demeurent un exemple d’abnégation et de volonté inébranlable. S’ils sont devenus maintenant des figures emblématiques, ils ont payé de leurs efforts et de leurs constances ces places d’honneur. Leurs histoires personnelles sont marquées par le fait que ce qu’il leur a été donné l’a été au prix de gros efforts. En voici quelques exemples, Yang Jian Hou (1839-1917) aurait été soumis à un entraînement tellement intense qu’il se serait enfui de la maison familiale afin d’y échapper. Soulignons qu’à son tour,  il aurait fait subir un même traitement à ses enfants, c’est pour cette raison que Yang Chengfu (1883-1936) aurait quitté le clan ne supportant plus les conditions d'entraînement. Il fallait posséder des capacités physiques et mentales hors du commun pour absorber les méthodes d’entraînement ayant cours dans ces familles dont un grand nombre de leurs représentants faisaient des arts martiaux leur profession. L’honneur et la réputation du clan familial conditionnaient cette éducation de fer.

 

Selon Wang Yen Nien, Zhang Qinlin (1888-1967) a semblé ne jamais faillir, il possédait des capacités exceptionnelles qui lui ont permis de « supporter » la pression de l’entraînement auquel il était soumis. C’est sans doute ces qualités qui lui ont permis d’être accepté au sein de la famille  Yang au point que Yang Jian Hou l’ait choisi lui plutôt qu’un de ses fils, afin de lui transmettre la méthode familiale[2]. Zhang Qinlin a eu ces mêmes exigences envers Wang Yen Nien puisque selon lui, il fut soumis à quelques six heures d’entraînement par jour pendant ces cinq années de formation auprès de Zhang. Au vu de ces considérations, on ne peut guère comparer la pratique actuelle de taiji quan avec ce qui se passait au sein des familles ou clans de cette époque. Les enjeux, les motivations, les habitudes de vie, la vie politique du pays ont conditionné la pratique et l’enseignement de cette époque. Il était exigé aux disciples une implication totale ainsi qu’un dévouement absolu à leur maître. En échange de cet enseignement, le disciple ou élève se devait de donner à son maître et à sa famille tout ce dont il avait besoin. C’est ainsi que Zhang a travaillé comme serviteur chez les Yang et recevait en échange l’enseignement destiné aux « extérieurs » [3]de la famille. Wang Yen Nien pendant son apprentissage auprès de Zhang Qinlin s’occupa des besoins de celui-ci et aussi de ceux de la femme et de la fille de Zhang. A cette époque, certains maîtres ne s’entouraient que d’un ou de quelques disciples, ceci suffisait à leur garantir un niveau de vie confortable.

 

 

 

Sources :

http://aymta.org/home/resources/journal.html

http://www.grtc.org/articles/index.html

 

 

[1] Il s’agit du même phénomène qu’au Japon, où les écoles martiales sont devenues pour certaines des Do (voie) dépassant l’aspect guerrier originel

[2] La raison habituellement invoquée est le fait que Zhang ait remporté le duel qui l’opposa à Wang Laisheng qui défia la famille Yang en l’occurrence Yang Chengfu.

[3] Forme en 81 mouvements

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