reflexions
LE KUA ; GRAND CARREFOUR ENERGETIQUE
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Le kua a déjà été abordé dans un de nos précédents articles sur ce blog dont voici le lien :
https://www.lebambou.org/article-les-kua-c-est-quoi-instantane-d-un-stage-67033080.html
Nous continuons à explorer cette zone charnière entre bassin et membres inférieurs. Au niveau du pli de l’aine dans sa partie supérieure nous trouvons un point d’acupuncture Qi Chong 气 冲 (30E) Il s’agit du point de sortie du méridien Chong Mai (vaisseau carrefour) l’un des méridiens dits « extraordinaires » qualifié aussi de « merveilleux ».
Le méridien Chong Mai prend sa source
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dans la cavité pelvienne
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puis vers le périnée au point Hui Yin (1VC) en empruntant une branche commune avec le Ren Mai et le Du Mai
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de là part une branche profonde qui suit le bord antérieur de la colonne pour se distribuer vers les organes et entrailles
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à partir de Qi Chong (30E) part une branche superficielle, là son trajet se superpose à celui des reins (de 11R à 21R)
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puis vers la gorge jusqu’aux lèvres qu’il entoure
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et se relie une nouvelle fois au Ren Mai et au Du Mai au point Cheng Jiang (24VC)
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une branche descend sur la face interne de la jambe jusqu’à la malléole interne, le bord interne du pied jusqu’au gros orteil
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en haut du pli de l’aine
5 pouces en dessous du nombril
2 pouces en dehors du point Qu Gu (2VC) bord supérieur de la symphyse pubienne
fonctions :
régularise le Chong Mai
les menstruations
favorise la fécondation
le 30E est un lieu de croisement, un pont entre les énergies innées transportées par le méridien Chong Mai ( la mer de l’est (1), mer du sang) et les énergies acquises distribuées par le méridien de l’estomac (mer de l’ouest, mer des nourritures)
Le point 30E se présente comme un carrefour énergétique où les énergies descendantes du méridien de l’estomac et ascendantes du Chong Mai se croisent.
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(1) Les 4 mers ;
- l'estomac mer des nourritures
- Chong Mo mer des méridiens
- le centre de la poitrine mer de l’énergie
- le cerveau mer des moelles
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Dans cet extrait du Taiji quan biao jie (version 1972 (1), remarquons l’importance donnée au relâchement de cette zone (2) .
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Les exercices de base participeront à la prise de conscience de cette zone (différencier les mouvements possibles et les reconnaitre dans le déroulement des exercices et séquences de mouvements) en insistant sur le relâchement (song jing) afin de retrouver mobilité et aisance dans les articulations sollicitées, et ainsi favoriser la circulation de l’énergie, nous avons vu plus avant qu’au niveau des kua, le point 30E se situe à un carrefour énergétique.
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(1) Version de 1972 modifiée à partir de l’original de maître Wang Yen Nien
(2) remarquons que dans le taiji quan biao jie, on y distingue yao et kua comme deux entités
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Dépasser l'étude de la pratique

La simple mémorisation de la forme du taiji quan ne constitue que l'acquisition d'un minimum technique, après cette phase d'étude, la pratique commence véritablement. Paradoxalement c'est le moment choisi par quelques-uns d'arrêter leur pratique ou de s'orienter vers une autre discipline. Il ne s'agit dans cet exemple qu'une accumulation de techniques, une recherche de la nouveauté qui éloigne de l'essence de la pratique.
Que cherchons-nous dans la répétition des formes ou des exercices ?
Atteindre le moment où le mental n'aura plus à intervenir. Dans le Lotus Bleu, album de Tintin, rappelez-vous ce chinois qui courrait avec un sabre après quelqu'un en criant :
« Lao Tseu a dit qu'il faut couper la tête »
La tête ici représente le mental, les techniques comme le tai ji quan recherchent la déconnexion des centres corticaux.
Pourquoi faire taire le mental ? Dürkheim[1] s'est exprimé à ce sujet et nous livre son expérience :
« Le secret de l'efficacité en profondeur d'un exercice repose cependant sur la répétition régulière d'une série de mouvements dont on maîtrise la technique ; ce n'est que lorsque le moi n'a plus besoin d'employer sa volonté de faire, et que la crainte de ne pas réussir les mouvements a disparu que l'on peut, en exécutant l'exercice, sentir les forces curatives surgir de ses propres profondeurs. Ce sont des forces qui ne servent pas seulement au rétablissement des fonctions psychologiques. Elles peuvent aussi guérir et contribuer à l'épanouissement de la personnalité dans sa totalité »
Suite à ceci, il nous semble essentiel d'avoir à sa disposition afin de bénéficier au mieux des bienfaits de la pratique des séquences de mouvements bien intégrées propice à faire surgir comme le dit Dürkheim « les forces curatives » La pratique et la répétition des 13 postures ou de tout autre exercice de base semblent être indiqués pour remplir ce rôle.
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[1] Page 6 dans « Exercices initiatiques dans la psychothérapie » K.G. Dürkheim
A suivre juste en dessous le lien vers le centre Dürckheim
Une conférence de François Hainry ; Arts internes chinois
Que sont les arts internes chinois tels que le Taiji Quan et le Qi Gong ? En quoi sont-ils des arts ? En quoi sont-ils internes ? Quelles sont les différences entre pratiques traditionnelles et pratiques gymniques modernes ? Qu'est-ce qui rend une tradition vivante ? Quel est leur horizon ? En quoi sont-ils des voies de partage ?
Tout en bas de l'article vous trouverez la chaîne Youtube de François
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