historique du yangjia michuan taiji quan
Historique de l'école Yang du tai ji quan (tai chi chuan) : Yang Jian Hou et Yang Chen Fu

Il est l’un des trois fils de YANG LUCHAN. C’est lui qui initia aux « secrets » de la famille Yang ZHANG QINLIN poutant étranger à la famille.
YANG JIAN HOU enseignait la forme simplifiée de 81 mouvements que son père YANG LUCHAN lui avait appris ; la « grande forme » restait tenue secrète, pourtant ce fut ZHANG QINLIN qui fut choisi afin de recevoir l’enseignement secret de la famille Yang ; ici encore YANG JIAN HOU respecta la tradition en ne léguant qu’à un seul…
On raconte de nombreuses anecdotes sur ses capacités martiales, en voici une sur sa capacité d’écoute et de décontraction. Il pouvait empêcher un oiseau posé sur son bras de s’envoler simplement en relâchant son bras à chaque fois que l’oiseau cherchait un point d’appui pour s’élever. [1Cette anecdote est certainement à l’origine de la dénomination du geste « saisir la queue du moineau » de l'enchaînement de l'école Yang. Ce geste n’apparaît que dans les enchaînements de l’école Yang, dans les enchaînements de l’école Chen, il n'est pas fait mention d'un mouvement nommé « saisir la queue du moineau »
D’après son fils YANG CHEN FU[2] , il aimait utiliser les « classiques » du taiji quan lors de ses explications sur la pratique. Il citait souvent ces principes :
« Les pieds, les jambes, et la taille bougent toujours de concert »
« Il faut avoir les pieds enracinés, les jambes décontractées, la taille comme un gouvernail, et les doigts vivants »

YANG CHEN FU fut l’initiateur de la diffusion du taiji quan à grande échelle et de son développement en tant que technique de santé, son enseignement résonne encore à travers le monde. Fils de YANG JIAN HOU, il est le créateur de l’enchaînement en 108 mouvements. YANG CHEN FU simplifia ou améliorera (selon certains) le taiji quan qu’il apprit de son père[3], cette forme d’ailleurs est certainement aujourd’hui la forme de taiji quan la plus pratiquée dans le monde.
Selon WU YING HUA, maître de l’école Wu, YANG CHEN FU, YANG SHAO YOU et WU JIAN QUAN enseignèrent à partir de 1911 à « l’institut de recherche athlétique » à Bejing (anciennement Pékin) Pour cela les formes ont été modifiées pour être accessibles au plus grand nombre.
N’oublions pas que l’enseignement prodigué à l’intérieur des clans était à l’origine destiné à des experts dont certains étaient des professionnels qui louaient leurs services. YANG CHEN FU a voulu contribuer à rétablir la santé au peuple chinois ravagé par l’opium et épuisé par les conflits internes et externes de la Chine.
En 2009 YANG JUN petit-fils de YANG ZHENDUO lui même fils de YANG CHENFU devient le cinquième détenteur de la lignée du taiji quan traditionnel de style Yang.
Historique de l'école Yang du tai ji quan (tai chi chuan) ; Yang Luchan

A la mort de son père, il s’engage dans une milice de village, puis sur les conseils de son maître, il se présente chez CHEN CHANG XING (1771-1853) à Chenjiagou où il se fait engager comme serviteur. Il étudie la nuit en cachette en épiant le maître des lieux lorsque celui-ci enseigne à sa famille. Il est évidemment surpris par CHEN CHANG XING qui lui demande une démonstration. Etonné par sa maîtrise, il le prend comme élève et lui apprend même « les secrets de la famille »
A propos de ces « secrets », on raconte qu’un soir en rentrant chez lui YANG LUCHAN fût encerclé par une bande de malfrats. Contrairement à ce que l’on pouvait imaginer, il se laisse dépouiller de sa bourse. Enroulé dans son manteau, il laisse les coups tomber sans broncher ; ses agresseurs lassés l’abandonnent ainsi. Le lendemain, YANG LUCHAN vaque tranquillement à ses occupations, tandis que ses adversaires restent cloués au lit. Que serait-il arrivé s’il avait résisté à ses agresseurs ? …
Laissons WANG YEN NIEN nous conter une autre histoire ; « Un jour, la maison de la famille CHEN prend feu et le grand-père CHEN reste prisonnier des flammes. YANG LUCHAN bondît avec une extrême rapidité dans le brasier et ressort avec celui-ci, indemne. La famille CHEN, sous le choc, s’exclame : quel gongfu (habileté) il possède celui-là ! Ils voulurent tous se mesurer à lui, il les bâtit tous »
Maître WANG veut certainement démontrer grâce à cette anecdote que avant même de venir chez les CHEN, YANG LUCHAN possédait déjà des capacités martiales hors du commun. D’après celui-ci, YANG maîtrisait à l’époque une forme de boxe appelée « hong quan » ce qu’il espionna chez les CHEN était le Pao quan (forme de poing explosif), YANG en combinant ces deux formes de boxe fit que les CHEN ne purent le battre.
YANG LUCHAN retourne ensuite au Heibei et crée « la grande forme » à partir du « hong quan » et du « pao quan » Devenu célèbre, on le surnomme « Yang l’invincible », il est prié d’enseigner à la cour. Il enseigne la petite forme (une forme simplifiée de 81 mouvements ) aux Mandchous (les non-chinois) et la grande forme en secret. Il eut trois fils : YANG BAN HOU, YANG FENG HOU, YANG JIAN HOU.
Afin de ne pas risquer de dévoiler les secrets, YANG LUCHAN enseigne la grande forme qu’à un seul des ses fils, YANG JIANHOU
« Transmet à un seulement, pas à deux »
Ainsi la tradition reste secrète et est donc préservée...Nous verrons que dans le taiji quan moderne ceci sera remis en cause.
_____________________________________________
Sources :
Yangjia michuan taiji quan tome 1 et 2
Bulletins de l'amicale du Yangjia michaun taiji quan
Les contes des arts martiaux réunis par Pascal Fauliot
Source photo :
Livre de poche des bases essentielles du Yangjia michuan taiji quan
/image%2F1417047%2F20231124%2Fob_12cc27_entree-parc-anduze.jpg)
/image%2F1417047%2F20260304%2Fob_45845b_zhao-gongming-version-martiale-dieu-de.png)
/image%2F1417047%2F20260304%2Fob_5fb9b4_capture-d-ecran-2026-03-04-171200.png)
/image%2F1417047%2F20251005%2Fob_24834a_dieu-de-la-richesse-zhao-gong-ming.jpg)