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ASSOCIATION LE BAMBOU

Articles avec #qu'est-ce que le tai ji quan (tai chi chuan) tag

REFLEXIONS SUR L' AUTHENTICITE DU STYLE YANGJIA MICHUAN TAIJI QUAN (suite)

17 Avril 2018 , Rédigé par Thierry Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

Une courte vidéo nous permet de découvrir Niu Chunming exécutant des extraits de son style de taiji quan où on peut remarquer les gestes zou et kao. La différence avec le style Yangjia michuan  est dans le coup de coude qui est seulement appliqué avec un seul bras, l'autre main ne venant pas appuyer sur le poing fermé.
A voir une vidéo ci-dessous

Sur les rapports de Niu Chunming et le style yangjia michuan, relisez cet article en cliquant ici


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REFLEXIONS SUR L' AUTHENTICITE DU STYLE YANGJIA MICHUAN TAIJI QUAN

15 Avril 2018 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

Le style yangjia michuan est quelquefois contesté sur son rattachement au style yang étant donné ces caractéristiques en regard de celles des style yang  qui se reconnaissent de l’enseignement de Yang Chen Fu (1883-1936).[1]

Ces différences d’ailleurs assez prononcées font dire aux détracteurs du style yangjia michuan que ce dernier ne peut provenir de la famille Yang ceci en s’appuyant sur le fait que même les formes développées ultérieurement par ceux qui ont étudié  chez les Yang possèdent les caractéristiques de la forme Yang Chen Fu même s‘ils ont pu apporté quelques modifications personnelles à l’enchaînement initial.

 

Un article écrit par Su Wenyan  dans un bulletin de l’Amicale du yangjia michuan taiji quan [2]vient à l’encontre de ces affirmations en montrant que la forme transmise par Zhang Qinlin à Wang Yen Nien possède quelques similitudes avec la forme développée par l’un des plus  anciens élèves de la famille Yang du début du 20ème siècle ; Niu Chunming (1881-1961). Cet article révèle que le livre « Niu Chunming’s Taijiquan » publié en 1998 montre des photos de Niu Chunming [3]exécutant les gestes Zhou (coup de coude) et Kao (coup d’épaule) de façon presque identique à l’exécution de ces mêmes gestes durant l’enchaînement du yangjia michuan taiji quan.[4]  

 

Voir ci-contre les gestes zhou et kao

    Niu  Chunming d’après Su Wenyan a été un élève de Yang Jian Hou dès 1902  et aurait bénéficié d’enseignement particulier en récompense de sa constance, il suivit ensuite l’enseignement de Yang Chen Fu. Zhang Qinlin entra au service de la famille Yang à cette même époque et fut aussi un élève de Yang Chen Fu, on sait que d’après Wang Yen Nien il reçut ensuite un enseignement particulier émanant de Yang Jian Hou à partir de 1914.[5]

Il est intéressant d’observer que dans une forme développée par un ancien élève de la famille Yang, on puisse trouver deux gestes similaires à des gestes du style yangjia michuan, d’autre part on ne trouve pas de gestes exprimant clairement zhou et kao dans la forme en 108 mouvements de Yang Chen Fu. Le style yangjia michuan n’est donc pas le seul style qui ne possède pas les mêmes caractéristiques que celles des formes yang modernes, les particularités du style yangjia michuan ne peuvent donc pas aller contre le fait qu’elle puisse provenir d’un fonds ancien de la famille Yang.

 

Comme le fait remarquer Su Wenyan en fin de son article et nous partageons son avis, ces remarques ne viennent pas affirmer qu’un style est meilleur qu’un autre ou qu’une école est meilleure qu’une autre ou qu’un maître est meilleur qu’un autre, ceci serait un total manque de respect et ce n’est pas notre intention.  Ces remarques veulent amener à une réflexion large sur les formes et leurs transformations ou évolutions ainsi que sur les innombrables échanges qui se sont opérés entre les pratiquants, les styles et les écoles d’arts martiaux chinois. A notre époque de simplification du taiji quan, on a vu apparaître de nombreuses formes courtes et peut-être d’autres sont à venir, il est important de se pencher sur les formes plus anciennes des différentes écoles et styles et d’apprécier à leur juste valeur ces legs du passé.

 

 

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Sources : 

Bulletin de l’Amicale du Yangjia michuan taiji quan n° 44

Yangjia michuan taiji quan  par Wang yen Nien

http://aymta.org/home/resources/journal.html

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[1] Fils de Yang Jian Hou (1839-1917) et créateur de l’enchaînement en 108 mouvements dans les années 1920-1930 à partir de l’enseignement familial, il était destiné à contribuer à l’amélioration de la santé des chinois.

[2] Page 13 à 18 Bulletin de l’Amicale du Yangjia michuan taiji quan n° 44 novembre 2003

[3] Page 20 Niu Xialing et al. Niu Chunming Taiji quan Zhejiang Kexue Jishu Chuban She, 1998

[4] Photos 68 à 70 dans « Yangjia michuan taiji quan » par Wang Yen Nien

[5] Si cet enseignement a été qualifié de « transmission secrète » ceci provient du fait que Yang Jian Hou enseigna à Zhang Qinlin aux heures les plus secrètes de la nuit (de trois heures à cinq heures du matin)

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Quelle est la différence entre la taiji quan et le qi gong ? 3

29 Mars 2018 , Rédigé par Thierry Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

 

    difference entre la taiji quan et le qi gongUn croquis en dit quelquefois plus qu'un long discours, on peut trouver néanmoins ceci un peu court, pour en savoir alors un peu plus cliquez ci-dessous :

  http://www.lebambou.org/article-4361081.html

 

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A voir sur le Web ; TUI SHOU …ET LE 2 DEVIENT 1 par XIAO LONG

9 Février 2018 , Rédigé par Association Le Bambou Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

Le tui shou, ké sa ko ? L'article de Xiao Long vous fera découvrir tout sur le tui shou ; qu'est-ce que c'est, à quoi çà sert et l'importance de le pratiquer

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Dépasser l'étude de la pratique

6 Décembre 2017 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

La simple mémorisation de la forme du taiji quan ne constitue que l'acquisition d'un minimum technique, après cette étude, la pratique commence véritablement. Paradoxalement c'est le moment choisi par quelques-uns uns pour arrêter ou pour s'orienter vers une autre discipline. Il ne s'agit donc là qu'une accumulation de techniques, une recherche de la nouveauté qui éloigne de l'essence de la pratique.

Que cherchons-nous dans la répétition des formes ou des exercices ? Atteindre le moment où le mental n'aura plus à intervenir. Dans le Lotus Bleu, album de Tintin, rappelez-vous ce chinois qui courrait avec un sabre après quelqu'un en criant : « Lao Tseu a dit qu'il faut couper la tête » ( la tête ici représente le mental, on cherche à travers des techniques comme le tai ji quan la déconnexion des centres corticaux)

Pourquoi faire taire le mental ? Dürkheim[1] s'est exprimé à ce sujet et nous livre son expérience : « Le secret de l'efficacité en profondeur d'un exercice repose cependant sur la répétition régulière d'une série de mouvements dont on maîtrise la technique ; ce n'est que lorsque le moi n'a plus besoin d'employer sa volonté de faire, et que la crainte de ne pas réussir les mouvements a disparu que l'on peut, en exécutant l'exercice, sentir les forces curatives surgir de ses propres profondeurs. Ce sont des forces qui ne servent pas seulement au rétablissement des fonctions psychologiques. Elles peuvent aussi guérir et contribuer à l'épanouissement de la personnalité dans sa totalité »

Suite à ceci, il semble essentiel d'avoir à sa disposition afin de bénéficier au mieux des bienfaits de la pratique de séquences de mouvements bien intégrées propice à faire surgir comme le dit Dürkheim « les forces curatives » La pratique et la répétition des 13 postures ou de tout autre exercice de base semblent être indiqués pour remplir ce rôle.

[1] Page 6 dans « Exercices initiatiques dans la psychothérapie » K.G. Dürkheim

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Aspects théoriques du shi san shi ou treize postures

8 Octobre 2017 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

     

Cet article vient à la suite de celui consacré à l’historique du shi san shi , [1] à travers les apports du contenu du « Quan pu » et plus particulièrement du "traité du taiji quan" un des textes de cette compilation de textes exposant l’essentiel de la théorie du taiji quan. Ce "Quan pu" mise à jour en 1852 est considéré par les tenants de l’école Yang comme le premier écrit sur le taiji quan, il inspirera ensuite d’autres textes tels ceux de Wu YuxiangLi Yixu (1833-1892) neveu de Wu YuxiangYang Chen Fu (1883-1936), Shong Suming,[2]  Chen Xin de l’école Chen et  Wu Gong Zao de l’école Wu.     

 

     Pour une grande partie d’entre eux, ces auteurs s’appuieront sur le contenu théorique contenu dans le "Quan pu" afin exposer leurs propres conceptions du taiji quan (voir « les dix principes essentiels du taiji quan » de Yang Chen Fu ou bien les «  Formules des cinq principes » de Li Yixu). Notons que le shi san shi (13 mouvements) semble avoir moins inspirer les auteurs postérieurs à la découvert du "Quan pu", les explications les plus complètes sur ces 13 mouvements restent donc celles du « traité du taiji quan ». Nous avons tiré des textes à notre disposition ce qui était relatif au shi san shi, voici ces extraits :

 

Traité sur le taiji quan [3] attribué à Zhang Sanfeng

«…La longue boxe est semblable aux flots du fleuve Bleu ou de la mer, qui se meuvent continuellement et sans fin. Parer (peng), tirer vers l’arrière (lu), presser (ji), repousser (an), trancher (cai), tordre (lie), donner un coup de coude (zhou), et donner un coup d’épaule (kao) représentent les huit trigrammes. Avancer, reculer, se déplacer vers la gauche, se déplacer vers la droite et se fixer au centre correspondent aux cinq éléments. Parer, tirer vers l’arrière, presser, et repousser correspondent respectivement aux trigrammes qian, kun, kan et li ; ils représentent les quatre orientations cardinales. Trancher, tordre, donner un coup de coude, et donner un coup d’épaule correspondent respectivement aux trigrammes xun, zhen, dui et gen qui représentent les quatre orientations diagonales. Avancer, reculer, se déplacer vers la gauche, se déplacer vers la droite et se fixer au centre correspondent respectivement au métal, au bois, à l’eau, au feu et à la terre. Ces gestes représentent les treize mouvements ».

 

Le chant des poussées des mains [4]

« En pratiquant parer (peng), tirer (lu), presser (ji) et appuyer (an) vous devez être consciencieux… »

 

Chant des treize mouvements Song Shuming

« Ne néglige pas les treize mouvements… »

 

Chant des huit caractères Xu Xuanping ou Song Shuming

« Parer, tirer vers l’arrière, presser, repousser, de par le monde, rares sont ceux qui connaissent ces techniques…Trancher, tordre, donner un coup de coude, donner un coup d’épaule sont des techniques encore plus merveilleuses… »

 

Chant du tui shou auteur inconnu origine  Chenjia Gou

« Il faut parfaitement connaître ji, peng, lu, na

Le haut et le bas se suivant l’un l’autre, l’adversaire a des difficultés à entrer… »

 

Apparaît ici une autre technique na (presser)

 

Origine école Wu[5]

« Les treize postures sont le (produit) de la théorie des Cinq Eléments et des Huit Trigrammes. Elles représentent la totalité des treize jin de l’échange des mains. Il n’existe pas d’autres Treize Postures. Les Cinq Eléments sont Avancer, reculer, Prêter attention à gauche, Regardez à droite et Equilibre au centre. Elles peuvent s’interpréter comme une séparation de l’interne et de l’externe. Celles qui s’appliquent à l’externe sont Avancer, reculer, Prêter attention à gauche, Regarder vers la droite et Equilibre au centre. Celles qui s’appliquent à l’Interne sont Attacher, Se connecter, Adhérer, Suivre, Ne pas perdre et ne pas résister. »

 

Attacher, se connecter, adhérer, suivre, ne pas perdre et ne pas résister concerne la pratique du tui shou.

 

    

 

 

A l'exception du texte issu de la tradition de l’école Chen, remarquons que les textes ci-dessus ne font pas mention de techniques autres que celles des treize mouvements. Selon le contenu du "traité du taiji quan",  ces treize mouvements auraient donc constitué l'ossature du taiji quan ancien encore appelé "longue boxe" (chang quan). Le contenu des textes composant le "Quan pu"  se caractérise par l'association de principes tels que celui du taiji avec certaines techniques martiales, l'ensemble constituant une discipline originale ; la boxe du taiji ou taiji quan. A la même époque[6], sous l’influence de maîtres  illustres, taiji quan, xing yi quan et ba gua zhang furent regroupés dans une même famille nommée nei jia, ainsi ces trois arts dits internes se différenciaient des boxes inspirées par le monastère de Shaolin. Ce courant fut attribué à Zhang Sanfeng, le taiji quan se trouva ainsi un patriarche en la personne d’un ermite taoïste.

 

     L'auteur (ou les auteurs) du "Quan pu"  en associant les techniques du taiji quan naissant aux conceptions du Yi jing (yin-yang, bigrammes, trigrammes et hexagrammes) ainsi qu'à celle des cinq éléments issus de l'énergétique chinoise (théorie développée dans le nei jing su wen considéré comme le "classique de l'interne"), relia de fait le taiji quan à la tradition antique chinoise. Si le rattachement à Zhang San Feng renommé pour ses recherches sur la longévité apporta du crédit au taiji quan en rapport à son aspect prophylactique, relier le taiji quan aux trigrammes et aux cinq éléments le mettra en relation avec une tradition beaucoup plus ancienne symbolisée par deux des ancêtres de la mythologie chinoise.

 

  • Fu Xi l’un des premiers empereurs ; inventeur des trigrammes
  • Yu Le Grand, premier empereur de la dynastie de Xia

 

     La légende raconte que Fu Xi rencontra un cheval-dragon portant sur son dos une figure complexe nommée He Tu. Fu Xi interpréta ce diagramme et créa huit combinaisons de traits pleins et discontinus ; les trigrammes.

 

     Yu le Grand (2205 av J.C.) fut l’auteur du premier texte sur les cinq éléments ; le Hong Fan ou "l'écriture ou  livre de Luo". Yu le Grand écrit ce texte aussi à partir d'un diagramme, cette fois ce fut une tortue qui lui révéla en sortant du fleuve Luo

 

     Ces deux légendes rapportent la rencontre d'un éminent personnage avec un animal mythique porteur d'un message à l'adresse des humains leur permettant d'appréhender le monde. Le dragon, la licorne et la tortue font partie des quatre animaux mythiques porte-bonheur, le quatrième étant le phénix. Il est courant dans la tradition chinoise que ce soit un animal qui soit porteur d'une bonne nouvelle ; ainsi la naissance de Confucius fut annoncée par deux dragons.

 

serpent_et_pie.jpg Une autre légende raconte que Zhang San Feng, le créateur présumé du taiji quan fut l'observateur d'un combat entre un oiseau et un serpent, celui-ci remporta la partie grâce à ces mouvements curvilignes. Cette scène fit comprendre à Zhang San Feng la suprématie de la rondeur sur la dureté. L'oiseau en question était une pie, en traduisant littéralement les idéogrammes Xi Que xi heureuxque--pie.pngutilisés afin de désigner une pie, nous obtenons "oiseau qui apporte de bonnes nouvelles" Au vu de ce qu'est devenu le taiji quan au fil des ans, c'était sans conteste une bonne nouvelle ! 

 

     Dressons maintenant un tableau des évènements liés à Fu Xi et à Yu Le Grand et leurs associations

 

tableau fu xi yu le grand

 

Le HE TU ; tableau du fleuve

 

HE TUA l'origine des trigrammes, paradoxalement sa disposition en croix inspirera une disposition en étoile ou rose des vents, celle utilisée couramment afin de représenter les trigrammes.

Le LUO SHU ; écrit du fleuve Luo

 

 

Le diagramme à l’origine des cinq éléments se présente sous une forme d’étoile, il inspirera pourtant une forme en croix que l’on retrouve au centre de celui-ci. LO SHU

 

 

   Le HONG FAN ; premier écrit sur les cinq éléments

  hong fan« L’eau mouille et descend et devient salée, le bois se laisse courber et redresser et prend une saveur acide, le feu brûle, s'élève et prend une saveur amère, la terre reçoit la semence, donne les récoltes et prend une saveur douce, le  métal obéit à la main de l'ouvrier, prend différentes formes et prend une saveur âcre »  (Chou King)

 

 

   Déplacements et cinq éléments

    

 

Si nous reprenons les liens tissés entre les déplacements et les  éléments décrits dans « le5 ELEMENTS ET 5 DEPLACEMENTS traité du taiji quan traité du taiji quan », nous obtenons ce diagramme. Voici une première proposition en adéquation avec le texte.

 

       Remarquons que les associations entre éléments et déplacements ont ceci de particulier qu’elles ne correspondent pas à celles utilisées en énergétique chinoise. De nombreux auteurs[7] ont donc préféré associer éléments et direction en fonction de cette théorie, même si ces propositions ne respectaient donc plus ainsi le texte initial du "traité du taiji quan". Voici une deuxième proposition en adéquation avec la théorie de l’énergétique chinoise.

  5 ELEMENTS ET 5 DEPLACEMENTS autre proposition

 

  

 Gestes, directions et trigrammes

 

 

     Le texte du "traité du taiji quan" associe chacun des gestes du taiji quan à un trigramme etTRIGRAMMES CIEL ANTÉRIEUR et 8 gestes à une direction de l'espace. La disposition des trigrammes se présente selon celle dite du Ciel antérieur attribué à Fu Xi.  Nous retrouvons la disposition en étoile.

 

  Shi san shi ; gestes, trigrammes, directions, éléments, déplacements

   

 

Associons maintenant les deux diagrammes précédents, celui des cinq déplacements avec celui des huit gestes associés aux huit trigrammes, combinant ainsi les 13 postures, cela donne ceci :

  8 gestes et cinq éléments

 

Sources :

 

Chou King les annales de la Chine S.Couvreur 

Encyclopédie des arts martiaux de l’extrême Orient G. et R. Habersetzer

La pensée chinoise M.Granet

Le magot de Chine ou trésor du symbolisme chinois Situ Shuang

Taiji quan T.Dufresne et J.Nguyen Budostore

Yangjia michuan taiji quan Tome 1  C.Jeanmougin 

Yangjia michuan taiji quan Tome 2    C.Jeanmougin

Yi King Wilhem/Perrot 

 


[1] à voir ici : http://www.lebambou.org/article-22528706.html

[2] Voir sur ce personnage C.Despeux p21 taiji quan art martial technique de longue-vie

[3] Dans Yangjia michuan taiji quan par Wang Yen Nien page  C-3, cet extrait est attribué à Zhang Sanfeng.

Fu Zhongwen l’attribue à Wang Zhongyue dans « Maîtriser le style Yang de taiji quan »  p 269.

Ce même texte est attribué à Wu Yuxiang par C.Despeux p 120 dans taiji quan art martial technique de longue vie

[4] P 278-279 Maîtriser le style Yang de taiji quan Fu Zhongwen Le courrier du livre

[5] P 31 Les secrets du style Wu du taïchi-chuan Dr Yang Jwing-ming

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Le shi san shi du style Yangjia michuan taiji quan

5 Octobre 2017 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

 

 

          A la question qui inventa le shi san shi du yangjia michuan, Wang Yen Nien répondait que c’était son maître Zhang Qinlin qui était le créateur de cet enchaînement[1] Celui-ci est proposé comme étude préliminaire à celle du grand enchaînement en trois parties. Il servit aussi de base à un enchaînement crée par Wang Yen Nien et un comité de professeurs dans les années 1970, ceci à la demande de l’association nationale de taiji quan de Taiwan (ROC), cette forme est toujours pratiquée et enseignée à Taiwan  par certains enseignants de l’association ROC.[2]

 

          Le shi san shi[3] du style yangjia michuan taiji quan se compose de trois séquences de mouvements exécutées chacune dans quatre directions. Nous pourrions qualifier ce shi san shi de forme aux treize directions, le pratiquant fait face à deux reprises à chacune des 4 directions cardinales en exécutant les deux premières séquences, puis à chacune des 4 directions diagonales en effectuant la troisième séquence pour enfin revenir face à la direction de départ ; le tout donnant treize changements de direction. Soulignons que les séquences de mouvements sont exécutées alternativement à droite et à gauche, L’équilibre du travail corporel entre gauche et droite ne se retrouve pas d’une manière aussi prononcé dans le grand enchaînement où seulement une partie des gestes est exécutée aussi bien à gauche qu’à droite.

 

          Cet enchaînement est doublement marqué par le chiffre treize [4] par l’organisation de cette troisième séquence qui à elle seule pourrait constituer un « shi san shi ». En effet, s’il y a une séquence de mouvements qui peut représenter les 13 mouvements ou 13 postures c’est bien celle-ci. Cette diagonale contient les gestes Peng, Lu, An, Ji, Cai, Lie, Zhou, et Kao exécutés dans cet ordre, le même ordre que celui décrit dans le texte du Traité sur le taiji quan  attribué à Zhang Sanfeng. Elle contient également les cinq déplacements associés aux cinq éléments ;

  • Jin bu ou pas en avant déplacement contenu dans les trois premiers gestes de cette séquence
  • tui bu ou pas en arrière contenu dans les gestes peng, lu et an de la même séquence
  • zuo gu ou pas à gauche contenu dans les changements de direction vers la gauche
  • you pan ou pas à droite dans les changements de direction vers la droite
  • zhong ting ou rester au centre contenu dans le geste peng  suite aux quatre gestes vers l’avant

          Pour cela, cette troisième séquence du shi san shi du style yangjia michuan pourrait constituer à elle seule un shi san shi. Wang Yen Nien intégra la pratique à deux de cette troisième séquence aux exercices de base de tui shou du style yangjia michuan taiji quan Cet exercice appelé  Ba Fa (huit techniques) est donc devenu le 15éme exercice de base de tui shou du style.

 

 

          Ces cinq déplacements du "traité du taiji quan" sont en rapport avec la dimension martiale du taiji quan, nous pouvons également considérer ces cinq directions dans un rapport avec nous-mêmes.

 

Avancer serait en relation avec la face

reculer avec le dos

se déplacer vers la gauche  serait en relation avec le côté gauche du corps

se déplacer vers la droite avec la partie droite du corps

se fixer au centre serait en relation avec l’axe corporel

 

          Le tout consiste à chercher à s’équilibrer entre l’avant et l’arrière, la gauche et la droite et aussi entre le haut et le bas, c'est ce que Georges Charles résume par ces deux termes : «agir centré » ou bien encore « méditer ».


[1] Nous avons pu voir une version filmée en 1971 à Taiwan assez différente de la version classique, elle différait notamment sur le nombre de séquences, sur certains gestes et sur les directions. Etait-elle encore en maturation à cette époque ?  Sur ce sujet, est-ce que quelqu’un en sait plus ?  Des éléments de réponse sur le site Yen Nien rapportés par Julia Fairchild (traduction Du Yu)        http://www.ymti.org/fr/int/YMT_13_Postures.php

[2] Voir à ce sujet http://forum.grtc.org/viewtopic.php?p=2156&highlight=

[3] Le style Yangjia Michuan n’a pas l’apanage de cet enchaînement, d’autres écoles proposent un enchaînement relié aux 13 mouvements. Le premier enchaînement de l’école Chen ; le Diyilu est appelé également shisan shi. Maître Liang Chao Qun enseigne une forme de taiji quan nommée « les 13 mouvements du taiji quan »

[4] Rappelons que les 13 mouvements se comprennent comme l’addition du chiffre  huit et du chiffre cinq, le huit représentant les 8 trigrammes, le cinq les 5 éléments

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