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ASSOCIATION LE BAMBOU HEROUVILLE SAINT-CLAIR NORMANDIE

qu'est-ce que le dao yin qi gong

BODHIDHARMA

12 Novembre 2017 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE DAO YIN QI GONG

BODHIDHARMA OU PU TI DA MO
 
 

Son nom en chinois est PU TI DA MO pu--FIGUIER.JPGTI.JPGDA--r--aliser.jpgMO-frotter.JPG
 

PU TI vient du sanscrit Bodhi signifiant l’éveil, illumination ou sagesse parfaite (Ricci 4179)
DA MO c’est la transcription phonétique du sanscrit : dharma qui signifie la loi ; normes qui régissent l’univers et l’existence et aussi vertu, droit, devoir, fonction, tâche propre à chacun suivant sa naissance, loi morale juste, principe fondamental de l’activité. Bodhidharma est un Bodhisattva ; ce sont ceux qui ont renoncé à devenir un Bouddha par compassion envers les êtres.

poussah-3.jpg

PU SA ou Poussah ; contraction de PU TI SA TO ou BODDHISATTVA
 
 
  
 
 

L’ARBRE DE LA BODHI

L’idéogramme PU       pu--FIGUIER.JPG          désigne le figuier des pagodes (Ricci 4179)

ficus-religiosa.jpg

Ficus religiosa ou Pipal
 
C’est l’arbre sous lequel le Bouddha a atteint l’éveil.


28-11-2006-012.jpg

          Cet arbre possède un lien très fort avec la doctrine bouddhiste, il est vénéré depuis plus de 2500 ans à Bodh-Gayâ lieu où le Bouddha s’est assis en méditation. Il appartient aux arbres sacrés de l’Inde relié aussi à de nombreuses autres divinités hindous (Krisna, Ganesha, Hanuman

 

BODHI c’est donc  l’arbre de l’éveil


feuille-ficus-religiosa.jpg

 

Feuille du ficus religiosa en forme de cœur

 




LA LEGENDE DE BODHIDHARMA
            

          Une grande partie des historiens s’accordent sur le caractère légendaire du personnage. Son arrivée en Chine difficile à dater précisément, son origine indienne ou perse, son entrevue avec le roi Wu de la dynastie des Liang, son départ pour Shaolin Shi, monastère bouddhique près de Luoyang la capitale, sa méditation de neuf années devant le mur, sont autant d’éléments qu’aucune source historique sûre n’a jamais attestés. Tout ce que la tradition relate de Bodhidharma est à prendre avec prudence, que ce soit le fait qu’il soit considéré comme le créateur du bouddhisme Chan (1) voir du Gong fu wu shu,  et aussi qu’il ait pu être à l’origine de deux séries d’exercices ; les Yi Jin Jing et Xi Sui Jing. Sur son origine, les avis des historiens divergent à tel point que certains nient même son existence tandis que d’autres avancent qu’il y aurait donc eu plusieurs moines à des différentes périodes.(2) 

 
 



Shaolin Shi (le monastère de la petite forêt)
 
 
          B. Faure avance qu’il aurait eu un amalgame entre Bodhidharma et Huike d’un part et Fotuo (un maître de dhyâna (méthode de méditation) occidental pour qui Shaolin si a été fondé) et son disciple Sengchou (480-560). Sengchou était un adepte du Ninayânâ (branche du bouddhisme) . Les adeptes du Dongshan voulaient consacrer le Songshan (mont Song lieu d'implantation de Shaolin) qui était en train de prospérer.  
 
 


9 ans en méditation :
 

          Le chiffre 9 a une portée hautement symbolique, il représente le principe yang à son apogée. Ces 9 années passées en méditation veulent attester que DA MO a atteint un sommet dans la connaissance. On peut relever la contradiction du personnage considéré comme l’importateur en Chine de  l’école Lanka, école indienne dont la doctrine est décrite dans le Lankâvatâra-sutra (texte traitant de l’illumination intérieure) et comme un adepte du Bi Guan (traduction littérale contemplation murale) condamnant tout recours à la lettre écrite.
 



troisi--me-oeil.JPGGuan
L’hexagramme n°20 du Yi Jing, signifie perception de l’invisible, moment où l’on saisit l’influx des énergies cachée. 

          Bodhidharma se fait donc le propagateur d’une voie « pratique » loin des études de textes, il passe pour un réformateur, un révolutionnaire du bouddhisme qui se faisait jour à cette époque
en Chine.
 
 


 
 
Bodhidharma : créateur du Yi Jin Jing ? 
 
 
 
            L’histoire « officielle »
 
            Il est communément admis dans le monde des arts martiaux que Bodhidharma ait pu être à l’origine de plusieurs techniques corporelles :
 
  •  Le Yi Jin Jing
  •  Le Xi Sui Jing
  • Et aussi les 18 mains de Lohan (certaines sources avancent que cette forme aurait été inspirée par le Yi Jin Jing)

deva-3.JPG

Au sujet des deux premières, DA MO les aurait crées suite à son constat de la faible constitution des moines du monastère de la petite forêt. Ceci peut sous-entendre que les pratiques corporelles n’avaient à ce moment pas ou peu de place dans la vie monacale, ou bien si elles existaient qu’elles n’étaient pas adaptées à leurs besoins.
 
BODHIDHARMA se présentant comme un rénovateur du bouddhisme chinois,  cherchait-il ainsi à faire comprendre aux moines que la lecture et l’étude des textes ne pouvaient suffire à leur vie monacale. Il tenait à rappeler l’importance de la pratique physique. D’ailleurs, n’aurait-il pas eu besoin lui-même de ces exercices afin de pouvoir supporter ces neufs années de méditation ! Sur l'attribution de la création de ces exercices à Bodhidharma de nombreuses questions se posent.
 
            D’après les articles de William C.C. Hu, publiés en dans le BLACKBELT Magasine en 1965, il n’a pas été trouvé de références antérieures à 1858 pour le Yi Jin Jing. Pain Wei a fait une compilation sous le titre Wei sheng yao shu puis en 1881 le Yi Jin Jing est inséré dans le nei kung tuo shuo (autre texte sur les pratiques chinoises). Il n’y avait aucune mention de Bodhidharma ou même d’influence indienne mais plutôt une compilation de connaissances de la médecine traditionnelle chinoise, de pratique de dao yin et de taoïsme. De son côté Yang Jwing ming affirme qu’en 1875 un ouvrage attribut la paternité du Yi Jin Jing à Bodhidharma, il s’agit du weisheng i chin ching de juning kuang-so .
 
Nous savons qu'il est courant d’associer une technique corporelle à une grande figure de l’histoire chinoise ; Zhang San Feng pour le taiji quan, Bodhidharma pour le Yi Jin Jing, Sun Simao pour le Liu Zi Jue (les six sons), Ceci d’autant plus si le personnage a vécu il y longtemps, ceci apporte beaucoup de crédit à l’exercice qu'il lui est associé. 



Essai sur les origines et les influences du Yi Jin Jing
  
          Cet exercice appartient  aux classiques " des exercices de santé chinois", il plonge ses racines dans les grands courants de la tradition chinoise.
  

ORIGINES-ET-INFLUENCES-DU-YI-JIN-JING-copie-1.JPG

 

Les chiffres font référence à ceux du tableau ci dessus.
 
(1) 18 arhats ou arhans (16 indiens, 2 chinois) ou 18 animaux de l’iconographie indienne et chinoise
le chiffre 18 se rapporte aux 18 conditions du Bouddha, et aussi aux 18 écoles du Hinayâna 
(2) De nombreuses écoles se rattachant au monastère de Shaolin avancent que le YI JIN JING est à l’origine des 18 LO HAN 
(3) SHI  ER  DUAN JIN (12 pièces de brocart) Yang Jwing-Ming avance que le général Yue Fei créa le SHI ER DUAN JIN à partir du YI JIN JING, il le simplifiera en BA DUAN JIN, ceci afin de servir d’entraînement à ses soldats. Pour lui le XING YI QUAN et le LIU HO BA FA (boxe des six coordinations et des 8 méthodes) découlent tous deux de SHI ER DUAN JIN  
(4) G.Charles fait remarquer que la branche du Xing Yi Quan du Hunan a conservé dans sa méthode originelle douze formes animales.   
(5) D’après G .Charles les 18 mouvements de LO HAN servirent de base au LIAN GONG SHI BA FA (dix huit traitements) 
(6) d’après SUN LU TANG
 
 
Cet enchaînement se place donc à la croisée d’influences majeures ; l’Inde et le yoga, le bouddhisme,  le taoïsme,  le chamanisme.

 


         Quand bien même ce personnage n’ait jamais existé, il a incontestablement influencé les esprits en Chine et au Japon,(4) l’image de l’ascète méditant devant un mur a inspiré de nombreux artistes. Même s’il a partagé avec d’autres la paternité de la réforme du bouddhisme chinois, il apparaît  le plus souvent comme le premier patriarche du bouddhisme Chan, et si le rattachement de Bodhidharma au monastère de Shaolin n’a été qu’une manière d’apporter du crédit au monastère, il est en pourtant devenu la principale icône.  

 


 

(1)Chan est une abréviation du terme Chan na qui vient lui-même du sanskrit Dhyâna. A.Cheng nous dit sur ce mot : « le terme difficilement traduisible de dhyâna désigne dans le bouddhisme canonique de l’inde un ensemble d’exercices dûment définis et gradués qui visent à l’obtention de divers états de concentration et de purifications mentales relevant du yoga »

(2) Voir Despeux les entretiens de Mazu p 12

(3) Selon Despeux p 14 les entretiens de Mazu Bodhidharma est considéré par la tradition comme le 28ème patriarche de l’école Lanka en Inde

(4) le bouddhisme Chan est devenu le bouddhisme Zen au Japon

(5) Voir Les entretiens de Mazu

 



 

Sources :
 
Chi Kung Dr Yang Jwing Ming

Dictionnaire français de la langue chinoise Institut Ricci-Kuangchi Press

Histoire n° 7 G.Charles Ecole Française de taiji quan

Le bouddhisme Ch’an en mal d’histoire Bernard Faure Ecole française d’Extrême-Orient

Les entretiens de Mazu introduction, traduction et notes C.Despeux Les Deux océans
Le traité de Bodhidharma traduit et commenté par Bernard Faure LE MAIL

Mythologie des arbres J.Brosse Payot

Traité d’énergie Vitale G.Charles

 


 
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Yang Sheng ; pratiquer en fonction de la saison

16 Octobre 2016 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE DAO YIN QI GONG

 

Question : Existent-ils des exercices spécifiques à chaque saison ?
   
Réponse : Oui, des exercices peuvent rentrer dans cette catégorie, voici quelques éclaircissements sur ce sujet sachant que votre professeur reste à votre disposition pour des précisions supplémentaires.
   
QU’EST-CE QUE LA PRATIQUE SAISONNIERE ?
 
           Généralités : il s’agit de suivre le mouvement naturel de l’énergie suivant la saison. Par exemple, la pratique estivale sera plus dynamique que la pratique hivernale, période où l’on cherche à conserver, à thésauriser l’énergie.
 
 
 
 
 
 CHUN  le PRINTEMPS :
germination et pullulation des plantes sous l’action du soleil Wieger 79A
Le printemps (les jeunes pousses sortent de terre) est la saison du réveil de l’énergie, de l’élément bois, de l’organe foie, des muscles et des tendons, de la couleur verte. L’accent est mis sur le travail musculaire (en douceur  au début de la saison);  la pratique se déroule plutôt à l’extérieur (se protéger du vent fort) 
  
 
 Exercices en rapport avec le printemps :
        Etirements
  Marches
 Exercices de Tui Shou (poussée des mains)
 Chi Na (techniques de saisie)
 
  
 XIA  l’ÉTÉ :
   Un homme qui se promène les mains pendantes. C’est-ce que les agriculteurs font en été, une fois que, les travaux étant terminés, les céréales poussent d’elle-même Wieger 160D
 
L’été est la saison du développement de l’énergie (épanouissement du végétal) de l’élément feu, de l’organe cœur, des vaisseaux et des nerfs, de la couleur rouge. L’accent est mis sur la circulation de l’énergie, le rythme de l’exécution des exercices des techniques internes (dao yin qi gong, taiji quan)  peut s’accélérer. La pratique se déroule au grand air.   
       Exercices en rapport avec l'été :
 
       Pratique dynamique (Dao et  Duan)
       Pratique de Yong Fa (applications martiales)
       Pratique des Fa Jing (poussées explosives)
      Pratique des armes
  
 
 
    
 
QIU  l’AUTOMNE :
Le temps où les céréales (partie droite du caractère) sont brûlées (partie gauche du caractère) blanchies, mûres Wieger 121 C
L’automne est la saison du la descente de l’énergie (récolte) de l’élément métal, du poumon, de la peau, de la couleur blanche. L’accent est mis sur le travail respiratoire. La pratique se déroule à l’intérieur (protéger les poumons de l’humidité)
                    
        Exercices en rapport avec l'automne :      
 
 
           Techniques respiratoires
      Nei gong  
      Emission de sons en rapport avec les organes
 
 
 
  DONG  l’HIVER :
  Hiver, bout, fin, terme 
(Wieger 19 F
)
  L’hiver est la saison de la thésaurisation de l’énergie (repos) de l’élément eau, de l’organe rein,  des os, de la couleur sombre. L’accent est mis sur la conservation de l’énergie (pas de dépense énergétique) La pratique se déroule à l’intérieur (protéger les reins du froid)
    Exercices en rapport avec l'hiver :
 
      Zhan Zhuang Gong (enracinements, pratique             posturale)
    Méditation
      Relaxation
     pour en savoir plus sur le zhan zhuan gong, voir l'article un peu plus bas
 
  
PENDANT LES INTER-SAISONS OU 5ème SAISON : Ce sont des périodes de 18 jours, 9 jours avant la fin de la saison finissante et 9 jours après le début de la saison en cours. C’est une période d’adaptation, de régulation nécessaire afin d’aborder la nouvelle saison. C’est la saison du recentrage de l’énergie, de l’élément terre, de l’organe rate, des chairs, de la couleur ocre. L’accent est mis sur le centrage. 
 
  Exercices en rapport avec l'intersaison :
Automassages
 massages
  
 
Mise en garde : 
 
Privilégier certains exercices au cours d’une saison ne doit pas pourtant être suivi de manière rigide et donc se limiter à ces seuls exercices, ce serait évidemment faire une erreur, d’autres exercices que ceux décrits plus haut (les exercices habituels ; exercices de base, l'enchaînement du taiji quan, etc...) sont également utilisés pendant cette même période. De même qu’en  diététique chinoise, les textes avancent que la saveur de la saison nourrit l’organe et aussi que l’excès de cette même saveur peut nuire à l’organe. En pratique corporelle, c’est la même chose, ne pratiquer uniquement que des exercices associés à la saison n’aurait comme effet que de sur solliciter la fonction liée à la saison ; « le mieux est l’ennemi du bien » Prenons un exemple, se focaliser uniquement sur des exercices sollicitant le système musculaire liés à la saison du printemps (foie, muscles et tendons) pourrait être préjudiciable à la longue ; risque de tendinites. A lire ci-dessous la suite de l'article 
 
En savoir un peu plus sur le Zhan Zhuang Gong
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Poésie de la préparation

23 Novembre 2015 , Rédigé par Thierry Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE DAO YIN QI GONG

shen hu yi ye
qing xi shou lan
ru xu dan ren
yan huan tian jing
piao da feng wan
Yun que qi lu
xiao qiao qiao pao

Il fait nuit, tout est calme, silencieux.
Chasse les dix mille soucis de la vie.
Concentre ton esprit au dantian, champ de cinabre inférieur
Et tiens bien clos les sept orifices du visage.
Respire profondément, lentement, doucement
En faisant un pont de pie.
Le corps devient léger comme l'hirondelle de printemps
Qui vole vers les lointains nuages.

Institut international de dao yin yang sheng gong

Pratique :
Pieds écartés, joindre les deux mains devant le visage, les pointes des majeurs à hauteur du nez, fermer les yeux et répéter en silence la poésie. "Faire un pont de pie" c'est amener la pointe de la langue en contact avec le palais juste derrière les incisives supérieures, c'est relier les méridiens gouverneur et conception, c'est aussi favoriser la production de salive.
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Se tourner les pouces pourquoi et pourquoi pas ?

19 Juillet 2014 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE DAO YIN QI GONG

se tourner les pouces dans la méthode seita par Kuniaki I    En cette période de vacances nombreux sont ceux qui revendiquent ce droit "fondamental" ; ne rien faire,  tout au moins en faire moins, ou faire autre chose, ou bien faire autrement. Quelques uns vont jusqu'à se "tourner les pouces" tournant le dos aux détracteurs de cette pratique.

Nous avons eu cette année passée une discussion passionnée sur ce "tourner les pouces" au cours de qi gong avancés, et tout le monde avait avancé des hypothèses plus ou moins plausibles, nous étions pourtant restés sur notre faim, nos grands-mères ne sont plus là pour certains pour nous aider à répondre à cette question.

Voici une réponse apportée par le professeur KUNIAKI IMOTO dans son livre "La méthode Seita", il considère que les pouces et les orteils sont reliés au cerveau, leurs contractions proviendraient d'un état de stress, ainsi il préconise de se "tourner les pouces" et aussi les orteils afin de combattre le stress. Alors !


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Classification des qi gong

11 Septembre 2009 , Rédigé par lebambou Publié dans #QU'EST-CE QUE LE DAO YIN QI GONG

 

      Cet article exprime une réaction au sujet de la classification récente du qi gong en trois catégories ; qi gong de santé, qi gong thérapeutique, qi gong médical.(cliquez ici pour voir cet article)     

   Une classification plus ancienne
  (cliquez ici  vers l’article de génération tao sur ce sujet) n’en faisait apparaître que deux ; qi gong de santé et qi gong médical ou thérapeutique) Cette situation du qi gong nous semblait beaucoup plus claire ; le qi gong à portée médicale ou thérapeutique s’effectuait sous contrôle d’un thérapeute dans une relation thérapeutique/patient tandis que le qi gong de santé s’exprimait à travers des cours ou des stages sous la responsabilité d ‘enseignants formés par les différentes écoles de qi gong.

 

 

 

      Il apparaît donc que le qi gong thérapeutique se soit créer une place à mi-chemin entre le qi gong d’entretien de la santé et le qi gong médical. Cette classification ne nous satisfait pas, nous pensons que l’acte thérapeutique s’exprime envers une personne après une analyse et un bilan énergétique puis l’élaboration d’un diagnostic. Comment pouvons-nous expliquer cette évolution du qi gong thérapeutique qui s’adresse maintenant à des groupes ? Quelle définition ou dénomination lui donner maintenant ?  Toutes ces questions attendent des réponses. La définition du qi gong thérapeutique reste floue. Nous ne doutons pourtant pas qu’il puisse être proposer des formations en qi gong thérapeutique auprès des thérapeutes.

 

      Dans le cadre de l’association Le Bambou, notre  position est celle-ci ; nous dispensons des cours de qi gong d’entretien de la santé depuis de nombreuses années et nous somme bien conscient des bienfaits sur la santé suite à  la pratique régulière et continue des techniques de qi gong, celles-ci présentent un ensemble complet prenant en compte les besoins physiques, intellectuels et spirituels de nos contemporains.


 

 

. 
 

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Quelle est la différence entre le tai ji quan et le qi gong ? 1

7 Septembre 2009 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan), #QU'EST-CE QUE LE DAO YIN QI GONG

Il s'agit de la sempiternelle question posée par les personnes s'essayant pour la première fois aux techniques internes chinoises. Ces disciplines ne sont guère connues et  appellent beaucoup de questions de la part des nouveaux venus. Nous sommes donc souvent questionnés sur ce sujet, il n'est pas toujours facile d'y répondre en quelques mots ni même en quelques phrases, les techniques chinoises sont difficiles à étiqueter et c'est tant mieux, ceci prouve leur richesse. La question parait simple au premier abord, en fait elle devient redoutable si l'on veut y apporter une réponse viable, nous allons tenter d'y répondre le plus précisément possible.

 

 

  

QU'EST-CE QUE  LE QI GONG ?

 

 

Qi gong se compose de deux idéogrammes, le premier idéogramme  QI   se   traduit par :

  • Vapeur; exhalaison; fluide (phys., chim) Gaz

     

  • Air (atmosphérique)
  • Haleine; souffle
  • L'esprit, la vie qui anime le corps humain  
  • (Med. chin.) Esprits vitaux; fluides; humeurs  
  • (Philos).  De ZHU XI L'élément le plus subtil qui entre dans la composition de toutes choses.    (Ricci 485)

Suivant Wieger, il prend le sens de : air, gaz, vapeurs, esprits animaux, passions,  les deux principes, le destin (Wieger p849),

 

 Du point de vue étymologie, QI se compose de deux idéogrammes :

Le premier :

QI  Prend le sens de air, vapeur (Wieger p 849)

Ce sont des vapeurs qui montent de la terre et qui vont former dans le haut les couches de nuages.  (Wieger p241)

 

Le deuxième :

MI  signifie : Graines de céréales.

 

 

 

 

Le caractère figure quatre grains

 

 

 

dont   exprime la séparation par le battage

 

 

 Nous avons donc pour QI :

   

Vapeurs qui s'élèvent du

 

    grain cuit chaud  ((Wieger p 241)

 

 

  Nous trouvons pêle-mêle dans cette évocation du QI :

  • Des vapeurs qui s'élèvent jusqu'au ciel formant les nuages, ceci nous fait irrémédiablement penser au cycle de l'eau
  • La graine contient tous les potentiels, de l'unité (le grain)  vers la multitude (l'épi).

 

Le deuxième idéogramme GONG  se traduit par :

  • Oeuvre. Effet. Résultat. Mérite    (Ricci 2873)     
  • Oeuvre méritoire (Wieger p795)

 

 Il se décompose en deux idéogrammes, le premier :

 GONG  : c'est l'image de l'équerre antique. Par extension travail, oeuvre, agencement, objet en général. Car dit la glose l'équerre donne leurs figures à toutes choses : elle forme l'angle droit qui forme des carrés lesquels forment les cercles. (étymologie  Wieger 82)

  

Le deuxième :

LI  : le sens donne : force musculaire, vigueur, énergie physique, force, pouvoir, capacité puissance (Ricci 3006)

Etymologiquement nous trouvons : tendon ; par extension forces. Les deux lignes latérales et le trait transversal figurent la gaine. (Wieger p143)

 

 Nous trouvons donc associé à l'idéogramme GONG :

  • L'équerre, à l'origine de toutes les formes, carré ou cercle, yin ou yang
  • Le tendon, qui en se contractant met en mouvement.
  • force, énergie physique émanant de la fonction musculaire
  • La gaine du tendon, donc les fascias.

 

Voici quelques propositions de traduction pour QI GONG :

 

  • travail en relation avec l'énergie
  • travail du souffle ou  technique de souffle (en relation avec la vie, le mystère de la vie)
  • mise en mouvement des souffles
  • entretien des souffles ou des énergies

    

Le souffle ou les souffles se nuancent entre force et douceur, ciel et terre, yin et yang, espace et temps, inspiration et expiration. Si la traduction de gong en travail semble convenir, gardons à l'idée le temps passé à cette oeuvre ainsi que le mérite obtenu par ce travail. Seule la persévérance apporte des fruits, c'est valable aussi en qi gong. La proposition de travail du souffle pour qi gong pourrait convenir à un bon nombre de disciplines puisqu'à partir du moment où on développe une activité, on agit sur l'énergie, le souffle. Des précisions s'imposent, nous allons voir que le qi gong se conjugue au pluriel.

 

  

LES QI GONG

 

  

Plutôt que de parler du qi gong, parlons plutôt des qi gong, ils forment des courants, auxquels sont rattachées des écoles ; l'ensemble de ces courants constitue un foisonnement de pratiques quelquefois dissemblables. Le tableau ci-dessous nous procure une vue d'ensemble de ces pratiques.

  

 

 

 Le souci de classification peut nous amener à différencier les formes :

 de nei gong  

 

 

 

(littéralement travail interne) appelés aussi  nei jia ou   styles souples

 

 

et les formes de wai gong

 

 

 

 

  (littéralement travail externe) appelés également wai jia ou aussi styles durs.

 

 

Les formes de  nei gong se pratiquent avec peu de dépense énergétique, alors que les formes de wai gong sollicitent plus fortement le corps. Qualifier des formes de nei gong  revient à les associer au fait que dans le passé les moines taoïstes ne quittaient pas leur famille et pouvaient rester à l'intérieur de celle-ci, de plus la pensée taoïste est d'origine chinoise, donc interne à la Chine. Qualifier des formes de wai gong revient à les associer à la pensée du Bouddha, forme de pensée dont l'origine est extérieure à la Chine et dont les adeptes quittaient leur famille et vivaient donc en dehors de celle-ci. Les nei gong se pratiquent sans utilisation de force musculaire, la force dite « interne »  (le qi)  est développée à partir de l'abdomen, elle circule ensuite dans le reste du corps, ceci à travers des exercices de méditation et des formes en mouvement. Dans les formes de wai gong, l'accent est mis sur la structure corporelle (muscles/tendons/os) à travers des exercices sollicitant fortement le corps. Dans les écoles martiales, certains exercices vont jusqu'à chercher à renforcer le corps afin de le rendre insensible aux coups portés.

 

Associer le nei gong aux techniques issues du courant taoïste  et le wai gong aux techniques d'origine bouddhiste n'est pourtant pas tout à fait juste étant donné que l'on peut trouver des formes de nei gong et des formes de wai gong dans une même école. Dans le style Yangjia michuan

l'enchaînement du taiji quan est associé à une technique respiratoire appelée Tu Na issue des techniques de nei gong. Ceci permet ici d'unir l'interne (la respiration) et l'externe (les mouvements du taiji quan) Dans la tradition de l'école CHEN, style de taiji quan considéré comme fondateur des styles de taiji quan, nous trouvons pourtant des dénominations de mouvements faisant référence au bouddhisme. Voici ces noms de mouvements appartenant aux enchaînements de cette école ; « Jingang martèle » et « tourner le corps et balayer le lotus » Ce fait n'est pas réservé à l'école CHEN puisque nous trouvons également des noms de mouvements faisant référence au bouddhisme dans les enchaînements du style yangjia michuan. Paradoxalement c'est dans deux enchaînements d'épée inspirés par le mont Wudang, haut lieu du taoïsme et les monts Kunlun que l'on peut trouver le mouvement « l'enfant vénère le Bouddha » Ces deux exemples concernant le style yangjia michuan et l'école CHEN nous montre qu'il n'est pas possible d'enfermer les techniques chinoises dans des catégories rigides. Plus de détails sur les différentes appellations ou dénominations du qi gong, cliquez ci-dessous.

http://corps-souffle-dao.over-blog.com/2013/10/glossaire-des-termes-désignant-les-exercices-de-santé-chinois-aujourd’hui-sous-l’appellation-qi-gong.html

 

 

 QI GONG MARTIAL/ QI GONG DE SANTE

 

L'enseignement des arts martiaux chinois prend en compte ces deux composantes ; l'aspect martial et l'aspect santé, nous trouvons dans ces écoles des exercices codifiés appelés dao ou duan constitués de gestes précis dont les applications peuvent servir au combat. Ces écoles traditionnelles de gong fu wu shu dont fait partie le taiji quan utilisent des exercices préparatoires spécifiques à leurs écoles respectives, ceci  afin de préparer le corps et l'esprit à la pratique des enchaînements. Ces exercices portent des noms différents suivants les écoles : ji ben dong zuo, ou bien dao yin qi gong, ou même zhan zhuang gong ; La tendance moderne est d'abandonner ces exercices traditionnels au profit de pratiques influencées par les méthodes occidentales (stretching, musculation, etc.). Pourtant certaines de ces formes traditionnelles possèdent encore un grand renom auprès des pratiquants, elles sont souvent qualifiées de « classiques », ce sont les Ba Duan Jin, Yi Jin Jing, Zhan Zhuang Gong comme la posture de l'arbre, ou Wu Qing Xi, etc... Chacune de ces formes est rattachée à une personnalité majeure des arts et techniques chinoises ; au général YUE FEI pour le Ba Duan Jin, à BODDHIDHARMA pour le Yi Jin Jing, à WANG ZHANG ZAI pour le Zhan Zhuang, et enfin au docteur HUA TUO pour le Wu Qin Xi, ce dernier étant considéré comme l'origine des arts martiaux chinois du courant Shaolin. Ces pratiques sont également appelées exercices de santé chinois, gymnastiques traditionnelles chinoises, yogas chinois, gymnastiques taoïstes, yogas taoïste, maîtrise de l'énergie, techniques psychosomatique, maîtrise du souffle et le plus souvent tout simplement qi gong ! Ils forment maintenant une discipline à part entière, même s'ils continuent à servir de formes préparatoires dans les écoles martiales.

 

 QI GONG ET PHILOSOPHIE

 

          Les qi gong s'inspirent des règles fondamentales provenant de la théorie de l'énergétique chinoise exposée dans le Nei Jing Su Wen,  texte daté de 4000 ans avant J.C. Ce texte continue encore à notre époque à guider les acupuncteurs et médecins traditionnels. La théorie de l'énergétique chinoise a été fondée suite à l'observation de la nature, de l'étude du macrocosme et du microcosme. Elle est le résultat d'études empiriques qui ont prouvé par les résultats obtenus leur bon sens et leur efficacité. Le monde asiatique se soigne pour en grande partie avec ces méthodes traditionnelles (massages, pharmacopée, acupuncture, pratiques de santé) tout en faisant aussi confiance aux méthodes occidentales. Les qi gong ne sont pourtant pas la panacée La grande partie de ces exercices sont avant tout des pratiques d'entretien de la santé et pour certains aussi des méthodes d'auto défense. Le Nei jing su wen n'est pas le seul texte qui a pu inspirer la discipline ; les classiques comme le Dao De Jing de Lao Zi, le Zhuang Zi, le Lie Zi, le Yi Jing pour ne citer que les plus importants décrivent des pratiques permettant de conserver son énergie vitale. Voici quelques exemples de ce que l'on peut trouver au hasard de ces lectures.  

Zhuang Zi (369-286 avJ-C) s'exprime ainsi dans son chapitre XV : »...qui expire et aspire en soufflant fort et en soufflant faible, qui crache l'air vicié et absorbe l'air frais, qui se suspend comme un ours et s'étire comme l'oiseau, celui-là ne recherche que la longévité. Tel est l'idéal de ceux qui veulent nourrir leur corps en l'étendant et en le contractant. Peng-tsou en fournit le meilleur exemple. » Les annales des Hans postérieurs (25-220apJC) relatent que le docteur Hua Tuo  (111-208) aurait créé une série de mouvements imitant des animaux appelée le Wu Qin Xi (le jeu des cinq animaux) Dans cet extrait de sa biographie, Hua Tuo s'adresse à son disciple Wu Pu : « Le corps a besoin de mouvements modérés. En le remuant et le balançant de droite et de gauche, le souffle issu des céréales est convenablement réparti et assimilé. Le sang circule bien, et les maladies ne peuvent pas naître. Il en est du corps humain comme du gond d'une porte qui ne rouille jamais. C'est pourquoi les taoïstes pratiquaient des mouvements gymniques (dao yin) Ils imitaient les mouvements de l'ours, faisaient mouvoir toutes les articulations et les passes du corps afin d'éviter le vieillissement. J'ai moi-même une technique appelée jeu des cinq animaux (wu qin xi) c'est-à-dire le tigre, le cerf, l'ours, le singe et l'oiseau. Elle permet d'éliminer les maladies de d'accroître le bon fonctionnement des membres inférieurs. Dès qu'un désordre est ressenti dans le corps, il convient d'exécuter le jeu d'un animal jusqu'à transpiration. Si l'on transpire beaucoup, il convient de s'enduire le corps de poudre. Après cela, le corps devient léger, vigoureux et l'appétit revient »

 

 

QI GONG ET MEDECINE

 

 Les recherches des médecins comme Hua Tuo,  Ge Hong ou Sun Si Mao et bien d'autres ont ouvré pour la reconnaissance des qi gong pour leur utilisation médicale afin de guérir troubles ou maladies. A l'époque des Tang (618-907) Sun Si Miao fit inclure certaines pratiques taoïstes dans l'enseignement des facultés de médecine. Certains qi gong font partie de l'arsenal thérapeutique du médecin chinois au même titre que la diététique, les massages, l'acupuncture, la pharmacopée. A notre époque la situation perdure et certains exercices servent dans les hôpitaux ou cliniques chinoises à soutenir les malades dans leur processus de guérison. Par contre depuis l'instauration du régime communiste, ils ont été débarrassés de leur gangue culturelle ou philosophique. Le taoïsme, le bouddhisme ou le confucianisme ne font pas bon ménage avec l'idéologie communiste.

Sur le sujet de l'utilisation du qi gong comme moyen thérapeutique, écoutons C.Despeux « L'emploi thérapeutique du terme date seulement de 1936, un certain Dong Hao publie à Hangshou un ouvrage intitulé Thérapeutique spécifique pour la tuberculose ; le qi gong. En décembre 1955, le ministère chinois de la santé reconnaît officiellement l'intérêt thérapeutique du qi gong et encourage sa pratique » 

 

 

 LE DAO YIN QI GONG : DEFINITION

 

DAO  (Ricci 4767)  Route, voie, chemin, voie à suivre, principe, règle, droite raison, règle des actions humaines, doctrine, moyen, méthode, procédé, conduire, diriger, gouverner.

Le Ricci propose aussi une définition philosophique du terme :

 « La réalité et le mouvement spontané de ce qui existe (la voie qui ne peut être appréhendée par l'esprit discursif, est manifeste dans le devenir naturel et s'impose à l'homme en le rendant à lui-même) »

C'est peu dire du « chemin » à parcourir pour un esprit cartésien afin d'approcher cet aspect philosophique.

 

Etymologiquement, le caractère se compose

marcher pas à pas (Wieger 112 E)

Le caractère ancien représente trois pas.

 

 La tête ornée d'une chevelure (Wieger 160 A)

  

     Selon Anne Cheng, chaque courant de pensée chinois possède son Dao, le monopole du concept n'appartient donc pas au courant taoïste. La voie pour les confucéens consiste à faire régner le Ren (caractère signifiant homme composé du caractère homme et de celui signifiant deux, l'homme devient humain que dans sa relation avec autrui) Les moïstes cherchent l'intérêt du plus grand monde tandis que les légistes veulent imposer la même loi à tous. Pour les taoïstes dont Lao Zi et Zhuang Zi, ils appellent à être à l'écoute du Dao en pratiquant le wu wei (le non agir) Le non agir c'est ce que Lao Zi appelle l'agir sans traces car celui qui sait marcher ne laisse pas de traces.

 

  YIN  (Ricci 5778)

  

  • Tirer
  • Entraîner
  • Attirer
  • Allécher
  • induire à
  • guider
  • conduire
  • introduire

 

A YIN DAO nous trouvons :

  • Mener
  • Guider
  • Diriger
  • gymnastique pour parvenir à l'immortalité.

 

     Il s'agit sans conteste d'un programme beaucoup plus ambitieux que celui de se maintenir simplement en bonne santé. L'immortalité ou la recherche de la longévité a été une des grandes préoccupations des taoïstes.

 

 

YIN étymologiquement se décompose en deux images :

tirer à soi

 la corde   d'un arc  (Wieger 87)

 

  

ceci prenant le sens de :

  • attirer à soi
  • conduire
  • induire
  • séduire

      Les dao yin demeurent comme l'ensemble des arts martiaux traditionnels chinois des applications de la philosophie.

 

 

« Au début est l'action » affirme

WANG YANG MING

 

Xing Yi se traduit par « agir est facile »

 

 

     Ces  méthodes privilégient l'action, on serait tenter de leur donner l'appellation de philosophie d'action, l'esprit et le corps agissant de concert (la tête ornée d''une chevelure marche pas à pas) Cette action s'exprime pourtant à travers un paradoxe ; le wu wei, le non agir,  l'agir sans l'agir ;  ce wu wei à l'origine est né d'une réponse à la force, à la violence des périodes troublée de la Chine antique. Ce même  idéal se retrouve dans les termes gong fu (habileté dans le travail) et wu shu (s'opposer à la violence) Les pratiques visent à l'obtention du Zi Ran ; la spontanéité ou le naturel. L'idéogramme Zi représente le nez humain, il prend le  sens de point de départ, origine, commencement, évolution, succession puisque le nez est d'après l'embryologie chinoise le commencement de l'homme, le pivot de sa genèse. (Wieger 159) Pour parvenir au Zi Ran, il s'agit de retourner à l'origine, à l'origine de soi, à l'origine du monde. Le retour est le mouvement du Dao.

  

 Il a pris le sens de :  travail, labeur, temps mis à une oeuvre (Wieger p815)

 

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Les exercices de saison 2

16 Décembre 2006 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE DAO YIN QI GONG

 

Voici sous forme de tableau,  un exemple concret de l’adaptation à la saison d’un même exercice ; l’exercice de relaxation taoïste ou méditation taoïste en position allongée convient parfaitement à la période hivernale. (pour la description de cet exercice voir Traité d'énergie vitale p 265-267)

 Sa pratique ne se limite pourtant pas à cette seule saison, pendant les autres saisons, il peut servir également à restaurer l’énergie. Dans ce cas, le Yi (pensée chargée d’intention selon C.Jeanmougin) se focalisera pendant l’exercice sur les fonctions associées à la saison correspondante. Exemple, au printemps, cette relaxation en position allongée portera plus particulièrement sur le système musculaire. Pour les autres saisons se référer au tableau ci-dessous.

  

 

EXERCICE DE RELAXATION

SAISONS

INTENTION

HIVER

OS ARTICULATIONS

PRINTEMPS

MUSCLES

ETE

CIRCULATION

5ème SAISON

REEQUILIBRATION

AUTOMNE

RESPIRATION (QI)

  

Les exercices de saison vont animer la pratique du mouvement énergétique en cours. La théorie des 5 éléments sert ici de référence, ceci doit nous amener à prendre conscience des différentes potentialités de la pratique en ayant toujours à l’esprit l’adaptation de la technique ou de l’exercice à nos possibilités physiques du moment,  à notre âge, en fonction de nos goûts, en fonction des moments de la journée. En respectant ceci, une pratique harmonieuse  jusqu’à un âge avancé se conçoit tout à fait.

  

      Voici sous forme de tableau les correspondances entre les saisons, les couleurs, les organes, les cycles de la vie et de la journée, et les postures avec les 5 éléments. A vous d’en étudier les correspondances avec votre propre cheminement.

 

 

ELEMENT

BOIS

FEU

TERRE

METAL

EAU

SAISON

PRINTEMPS

ETE

5ème Saison

AUTOMNE

HIVER

COULEUR

BLEU/VERT

ROUGE

OCRE

BLANC

SOMBRE

ORGANE

FOIE

COEUR

RATE

POUMONS

REINS

PERIODES DE LA VIE

NAISSANCE

JEUNESSE

MATURITE

VIEILLESSE

FIN DE VIE

PERIODES DE LA JOURNEE

MATIN

MIDI

APRES-MIDI

SOIREE

NUIT

POSTURES

AGENOUILLE

DEBOUT

POSTURE CROISEE

POSTURE ASSISE

ALLONGE

  

 Pour en savoir plus sur les postures de méditation, cliquez ci-dessous :

 

http://corps-souffle-dao.over-blog.com/2014/03/s-asseoir-en-meditation-quelle-posture.html

 


           

A lire :

Les exercices de santé du kung fu G.CHARLES

Traité d’énergie vitale G.CHARLES

Yangjia michuan taiji quan tome  2 C.JEANMOUGIN

 

Yi jin jing Symbolisme T.Lambert

http://corps-souffle-dao.over-blog.com/yi-jin-jing-symbolisme.html

 

 

 

 

 

 

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