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ASSOCIATION LE BAMBOU HEROUVILLE SAINT-CLAIR NORMANDIE
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Qu'est-ce que le qi gong ?

30 Juillet 2022 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE DAO YIN QI GONG

LES ORIGINES DE LA GYMNASTIQUE  CHINOISE

DAO YIN QI GONG ou tao yin chi kung


               Dans le tombeau de la marquise de Dai  (daté de 168 av JC) a été découvert en 1972 parmi de nombreux objets un tissu orné de postures annotées de commentaires sur leurs exécutions et sur leurs indications thérapeutiques. Cette découverte atteste que des pratiques psychocorporelles cherchant à améliorer la santé, voir à allonger la durée de vie ou tout au moins la rendre plus facile ont eu cours depuis bien longtemps en Chine. Le daoyin qigong ou tao yin chi kung  plonge ses racines dans le foisonnement de pratiques influencées par trois grands courants de pensée ; le confucianisme, le taoïsme, et le bouddhisme.


         

          Parmi les nombreuses écoles de dao yin qi gong toutes ne poursuivent pas les mêmes buts, l'entretien de la santé, la protection de l'intégrité physique, la recherche spirituelle, l'exercice comme moyen thérapeutique, la réalisation personnelle sont des exemples parmi d'autres de la richesse des gymnastiques traditionnelles chinoises. Les écoles de qi gong, toutes tendances confondues s'entendent sur le fait de concentrer l'attention sur le corps, la respiration et les sensations,  c'est certainement pour cette similitude avec le yoga indo-thibétain  que l'on a pu appeler ces techniques « yoga chinois »  il est impossible de décrire tous les exercices qui composent le dao yin qi gong, cependant nous pouvons tenter cette proposition de classification des exercices de santé chinois.

 

Mobiliser le corps en douceur
 

           Ces exercices s'exécutent lentement et sans effort, l'esprit est à l'aise, le corps l'est également. Il s'agit de le dynamiser sans le blesser en cherchant à améliorer la mobilité articulaire. La mobilisation en douceur contribue à améliorer la circulation de l'énergie dans les zones sollicitées. Les articulations sont considérées par les Chinois comme des barrières énergétiques.  Ces mobilisations ont pour effet d'ouvrir ces barrières, obstacles à la circulation de l'énergie.

  

« Le fait que l'eau ne croupisse pas et que le gond de porte ne pourrit pas est du à leurs mouvements »
SUN SIMIAO (581-682) Médecin chinois

    

La posture

               

           Appelé  zhan (se tenir debout)  zhuang (pieu)  gong (travail  )

           Zhan zhuang gong pourrait se traduire par « l'habileté dans la pratique posturale » ou « faculté de se tenir debout  de manière équilibrée »

 Le caractère Gong est composé de deux traits horizontaux reliés entre eux par leur milieu par un trait vertical. Le trait vertical représente l'homme dressé entre terre et ciel, les deux traits horizontaux représentant la terre et le ciel. Le trait vertical représente également l'image d'un pieu planté en terre symbolisant la verticalité (l'axe corporel passant par le sommet du crâne et le milieu du périnée) Il représente l'observateur placé au centre, témoin  des manifestations du monde tangible. Il est aussi le point d'équilibre entre les six directions de l'espace (devant, derrière,  à gauche,  à droite, en haut, en bas) 

                  Le principe du zhan zhuang gong est de maintenir la posture sans effort et sans rigidité en laissant libre cours aux circulations qu'elles soient sanguines, nerveuses, énergétiques. Il s'agit de renforcer la structure tout en respectant les paramètres de placement des segments corporels en fonction de la physiologie. Ils permettent une prise de conscience de l'équilibre, de l'axe corporel, des localisations des tensions corporelles, de la respiration.

   

La respiration

                   

           Il n'est pas possible en quelques mots de détailler les techniques respiratoires utilisées en daoyin ou tao yin. En restant simple, la technique respiratoire de base ou d'étude consistera à associer les phases respiratoires aux mouvements globaux du corps. Ceci consiste à associer l'ouverture ou l'extension du corps avec l'inspiration et la fermeture ou la flexion avec l'expiration.
          Au fur et à mesure des progrès dans la pratique, la respiration tendra à devenir de plus en plus subtile ; voici deux images afin d'illustrer cette caractéristique :

  • "ne pas faire vaciller la flamme d'une bougie" en exhalant le souffle pour la phase expiratoire (hu)
  • comme "humer une fleur ou un parfum" pour la phase inspiratoire (xi)

          

Exercices de concentration sur les zones corporelles, les trajets ou coulées énergétiques et sur les points d'acupuncture

                 

 

          Il est plus judicieux de procéder du plus concret au plus subtil, du structurel vers  l'énergétique, du palpable vers l'impalpable ceci nous semble une voie pleine de bon sens surtout à l'attention des débutants.  

 

 
 
 
Massages et auto-massages

           

Les manoeuvres du massage chinois ont ceci de particulier : 

  • utilisation des différentes parties de la main (doigts, paume, tranchants, dos de la paume, talon de la paume et du corps, coudes)
  • variations dans l'intensité des manoeuvres (de fort à léger)
  • variations dans la vitesse d'exécution (de lent à rapide)     
  • variations dans le but recherché (tonification, dispersion, harmonisation)
  • variations dans la durée

Une pratique régulière basée sur l'écoute permet d'adapter lors de la pratique personnelle les manoeuvres en fonction de la période de la journée, de la motivation (de quoi j'ai besoin ?)  et du temps disponible.

 

 

PHILOSOPHIE CHINOISE ET QI GONG

 

              

 Le dao yin qi gong est bien plus qu'une simple gymnastique, il s'inscrit dans la tradition chinoise. Nous trouvons des références aux exercices de santé chinois dans les textes classiques de la pensée chinoise tels que : le Dao de jing de Lao Zi, l'oeuvre de  Zhuangzi, le Yi Jing (traité des mutations), sans oublier Les entretiens de Confucius et le Nei jing su wen (traité de l'interne), considéré comme la bible de l'acupuncteur, texte exposant l'énergétique chinoise.

                 Le contexte géographique et historique de la Chine fait qu'elle s'est trouvée enrichie au contact des autres peuples et cultures, ceci peut expliquer la richesse gestuelle et symbolique des exercices de santé chinois

 

 

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Sources photos : Pixabay, Istockphotos

 QUELQUES LIENS CI-DESSOUS POUR EN SAVOIR PLUS !

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Le Tai Ji Quan ou Tai Chi Chuan

30 Juillet 2022 , Rédigé par T.Lambert Publié dans #QU'EST-CE QUE LE TAI JI QUAN (tai chi chuan)

Le tai ji quan (ou tai chi chuan) se classe dans les arts martiaux chinois internes. Ses spécificités,  lenteur et  fluidité des mouvements donnent à la forme du taiji quan cet aspect étrange et fascinant. Ce n'est pourtant pas une danse mais une succession de gestes dans l'espace, précis et codifiés, qui prennent leur source dans la pratique martiale.

    

 LES ORIGINES DU TAI JI QUAN ou tai chi chuan

  

            Il aurait été crée par Zhang San Feng (le maître des trois pics) suite à l'observation d'un combat entre un serpent et un oiseau. Le serpent prit le dessus grâce à ses mouvements souples et circulaires. Cette scène l'aurait convaincu de la suprématie de la souplesse sur la dureté. Ceci fait partie de la légende, les différents styles de tai ji quan sont le résultat de la réflexion et de la recherche de nombreux maîtres d'arts martiaux. Certains ont su faire école et imposer un style. Même si la forme des enchaînements diffère, les styles de tai ji quan ont tous en commun les mêmes principes exposés dans les textes classiques du tai ji quan écrits par les grandes figures de la discipline. D'art martial confidentiel, réservé à une famille ou à un clan, il a su ces derniéres décennies se diffuser hors de Chine. Il occupe maintenant une place toute particulière dans les techniques de santé.

 

  

 YANGJIA MICHUAN TAI JI QUAN

   

      Il s'agit du style de tai ji quan étudié dans le cadre de l'association., Le chef de file de cette école, le regretté maître WANG  YEN NIEN de TAIWAN s'était promis de tout faire pour développer cet art qui était pour lui un héritage fabuleux. Maître Wang a formé de nombreux enseignants, un collège international et un collège européen regroupent les enseignants de ce style. Les enseignants du Yangjia Michuan ont conscience de la richesse contenue dans cette forme de tai ji quan et de leur responsabilité envers la transmission de ce "trésor" Ils respectent en accord avec l'enseignement traditionnel les autres formes et écoles de tai chi chuan et entretiennent avec eux des contacts cordiaux.

  

"J'aimerais que quelque soit le style de taijiquan que nous pratiquions, nous n'en venions pas à critiquer les autres styles, à proclamer que tel style est authentique, et tel autre ne l'est pas. Parce que tous ceux qui ont créé ces différents styles de taijiquan ont aujourd'hui disparu."

Wang yen nien

 

  

LA PRATIQUE

           Elle se compose : 

  • d'exercices préparatoires : Ji ben dong zuo composés d'étirements, de marches lentes, et d'enracinements
  •  d'un enchaînement de base, les  13 mouvements ou 13 postures ou shi san shi)
  •  du Grand enchaînement, composé de trois parties ou Duan
  •  d'exercices de poussée des mains ou Tui shou
  •  de la pratique de l'épée, du sabre et de l'éventail du Tai Chi

         La recherche du relâchement associé à la lenteur de l'exécution des mouvements favorise un profond travail respiratoire ; celui-ci participe à la libération des tensions et blocages qui entravent la libre circulation de l'énergie ou Qi

 

 

 JI BEN DONG ZUO : LES EXERCICES DE BASE 
  

 

           Il s'agit d' exercices statiques et dynamiques visant à préparer le corps et l'esprit à la pratique de l'enchaînement. Même si ceux-ci restent relativement simples dans leur exécution, ils exercent une grande influence sur le  corps et ses fonctions vitales.

 

 

      LES 13 MOUVEMENTS OU 13 POSTURES (SHI SAN SHI)

            Cet enchaînement est la quintessence des principes et des techniques du tai ji quan. Ces treize mouvements associent les huit gestes principaux (parer, tirer, pousser, presser, trancher, tordre, donner un coup de coude, donner un coup d'épaule), aux cinq déplacements (vers l'avant, vers l'arrière, vers le droite, vers le gauche, rester au centre).

Comme tous les arts chinois, il recèle aussi un sens symbolique. Le chiffre huit est associé aux huit trigrammes (ba gua) du Yi JING ( le traité des mutations, un des livres classiques de la Chine), le chiffre cinq quant à lui est associé aux cinq éléments de l'énergétique chinoise (eau, bois, feu, terre,  métal). Ces cinq mouvements ou éléments sont reliés à cinq déplacements : vers l'avant pour le feu, vers l'arrière pour l'eau,vers la droite pour le métal, vers la gauche pour le bois, et rester au centre pour le terre. Une autre explication est donnée au sujet de ces 13 mouvements, dans le style yangjia michuan, l'enchaînement se compose de trois séquences de mouvements exécutées chacune dans quatre directions. Ceci donnant le chiffre 12 qui additionné à la posture de départ nous donne le chiffre 13.

          De part sa richesse gestuelle et symbolique, ces 13 mouvements pourraient suffire à une bonne compréhension des principes et de la pratique du tai chi chuan.

  

 

 

LE GRAND ENCHAÎNEMENT : LE CHANG QUAN 

       Cet enchaînement traditionnel se compose de trois parties, il comporte cent vingt-sept séquences de mouvements, son exécution nécessite un peu plus d'une heure. La longueur de cet enchaînement s'explique par les répétitions de certains mouvements, un bon nombre des gestes composant l'enchaînement s'effectuent du côté droit comme du côté gauche permettant une régulation du corps dans son ensemble

 

 

  LE TUI SHOU 

Photo : Pixabay

Le tui shou ou poussée des mains est la base de la pratique martiale du tai ji quan. Ces exercices avec partenaire donnent l'occasion de vérifier la compréhension des principes du tai ji quan:   

  • Relâchement
  • centrage
  • enracinement
  • équilibre
  • non-résistance
  • souplesse

 

 

 LES ARMES DU TAI JI QUAN

                 Wang Yen Nien préconisait d'étudier les armes en commençant par la plus courte, pour ensuite étudier une arme moyenne et enfin une arme longue. Dans le style yangjia michuan, trois armes sont proposées, l'éventail ; arme de petite taille, l'épée ; arme moyenne, la perche ; arme longue. Il conseillait donc de commencer par l'éventail pour ensuite apprendre l'épée, et enfin la perche. Selon lui, l'apprentissage de l'éventail est envisagé que lorsque le pratiquant commence à apprendre la deuxième partie du grand enchaînement (2ème duan) L'épée, elle, est envisagée au niveau du début de la troisième partie de l'enchaînement (3ème duan) La perche est abordée lorsque l'épée est acquise.

La pratique de la perche est une pratique interne, bien que la perche du fait de sa taille possède une masse importante, il ne faut pourtant pas pratiquer en utilisant de la force musculaire. L'expression des gestes se fait en utilisant la force interne. Il est donc impératif d'avoir préparer le corps et l'intention grâce à l'exécution régulière des formes  (grand enchaînement, éventail, épée) avant d'aborder cette pratique.

 

  YANNIAN TAI JI SHAN : l'éventail de maître Wang Yannian

  Wang Yen Nien (ou Wang Yannian) a crée cet enchaînement à partir d'éléments de la forme à mains nues, du bâton et de l'épée. Grâce à ces mouvements d'ouverture et de fermeture de la partie supérieure du corps, il favorise grandement la fonction du réchauffeur supérieur (coeur et poumons) En savoir plus sur l'éventail :

  http://jeuxepee.over-blog.com/article-eventail-origine-et-utilisations-dans-les-arts-martiaux-chinois-66805998.html

          

       Yen Nien les deux idéogrammes que l'on trouve peints sur les éventails se traduisent par longue vie. Une des traductions possible de Yannian tai ji shan serait "l'éventail de longue-vie du tai ji"  Ceci souligne l'importance de cet enchaînement par rapport à la santé.

      

 

KUN LUN TAI JI LAO JIAN JUE : tai ji de Kun Lun

  (technique ancienne de l'épée.) 

 

 Cet enchaînement de quelques trentaine de minutes se divise en huit parties, chacune d'entre elles est associée à une technique de l'épée,  CI, PI, LIAO, ZHA, MO, DUO, TIAO, HUA.  Pour en savoir plus :  A télécharger : 8 TECHNIQUES DE L’EPEE ; Épée Kunlun style Yangjia michuan taiji quan ETUDES DES CARACTERES CHINOIS DES HUIT TECHNIQUES - LES JEUX D'EPEE (over-blog.com)

 

 

LE SABRE DU TAI JI : TAIJI DAO   

        Cet enchaînement a été rapporté de Taiwan par C.JEANMOUGIN. Il lui a été transmis par maître XIE de Taiwan. Il ne faisait pas partie des armes enseignées dans le style Yangjia michuan, former-la-grande-ourse--frapper.jpgmais il appartient tout de même à  la tradition de l'école Yang. Il a donc toute sa place ici.  

 

 

AUTRE ARME LE BÂTON SOURCIL : QI MEI GUN

         

Cet enchaînement a également été rapporté de Taiwan par C.JEANMOUGIN. Il lui a été transmis par maître XIE de Taiwan. Cet enchaînement rattaché au courant Shaolin est composé de 36 séquences de mouvements, il propose une pratique dynamique du bâton.
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EN SAVOIR PLUS

sur le taiji quan et le style Yangjia michuan taiji quan :  

http://taijiquan.free.fr 

sur les bienfaits du taiji quan :

   

http://www.passeportsante.net/fr/therapies/guide/fiche.aspx?doc=tai_ji_quan_th

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Top article du blog du Bambou ; Tai ji quan et symbolisme :le dragon 1

25 Juillet 2022 , Rédigé par Association Le Bambou Publié dans #Nouvelles du blog de l'Association Le Bambou

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